Nous posons nos bagages pour une semaine dans la ville venteuse de Chicago, dernière étape des Etats-Unis (on a eu de la chance puisqu'on a eu que très peu de vent !).

Notre première nuit est dans un hôtel qui veut se donner un certain caractère : des hipsters avec des barbes gigantesques vous accueillent, des tapis de yoga dans votre placard et des fontaines d'eau avec des bouteilles en plastique vides à votre disposition. L'effet "chic" est un peu raté puisque quand on a été accueilli, le personnel s'est moqué très ouvertement devant nous de clients qui entraient... L'avantage c'est qu'il est situé dans le quartier du loop, un quartier d'affaires dans le centre-ville. Nous y sommes seulement pour le weekend et ce quartier est complètement vide : deux ou trois touristes et très peu de restaurants, ambiance qui est bien différente les jours de la semaine. 

Samedi soir donc, après avoir dîner rapidement dans un fast food nous décidons de faire un petit tour de la ville pour commencer à la découvrir (ou la redécouvrir pour Aurélien) : 10 km dans la soirée tout de même... Nous partons vers le Navy Pier : la jetée est un énorme food court rempli de restaurants divers où grouillent touristes et locaux ! L'ambiance est festive, la roue et le carrousel sur le toit sont pleins et le lieu nous offre déjà une belle vue sur la skyline de la ville au coucher du soleil. 

Pour rentrer vers notre hôtel, nous passons au Millennium park où on retrouve le haricot  (son vrai nom est le cloud gate = porte des nuages, mais ça ressemble plus à un haricot) ! Il fait nuit maintenant, les réflexions du haricot sont moins impressionnantes qu'en plein jour mais comme il y a peu de monde, on peut en profiter ! Les buildings autour du parc affichent les couleurs de la gay pride qui se tient le lendemain dans la ville. 

Le lendemain, il a plu averse pendant des heures dans l'après-midi, heureusement avant le déluge, nous sommes allés voir le haricot de jour : on toujours est subjugué par l'effet de réflexion et la déformation de l'horizon, à l'intérieur, on perd tout repère !

On passe également à côté d'une fontaine où deux grands blocs se font face : des visages sont projetés dessus et changent d'expression : c'est un peu perturbant tout de même. Il fait chaud et les enfants se baignent en maillot de bain sous les jets d'eau, on est pas habitué à voir ça en centre-ville !

On change ensuite d'hôtel pour un appart hôtel, l'immeuble construit dans les années 20 a gardé son look : le hall est typique avec une petite musique jazz en fond sonore et les ascenseurs doivent être d'époque (ils sont d'ailleurs un peu effrayants). Il ne manque plus que le groom à l'entrée pour nous faire penser à la tour de la terreur !