Depuis Pucon, nous prenons un car pour la ville de San Martin de los Andes, en Argentine : notre premier passage terrestre d'une frontière ! Notre bus est en retard et nous n'avons aucune information complémentaire (comme on est arrivé avec une demie heure d'avance, on sait au moins qu'on ne l'a pas loupé !) donc on attend dans le froid en regardant les gens s'affairer autour de nous. Des soutes des bus sortent des seaux de peinture remplis de mûres (mais vides de peinture bien sûr !), des tronçonneuses ou des paquets de croquettes pour chien de bien 10 kg au moins. C'est assez étrange comme ambiance, le Chili est un pays très développé (je vous le rappelle, oubliez vos clichés sur l'Amérique du Sud ici) mais il reste des petites touches à droite à gauche qui rappellent les pays en voie de développement. Notre bus arrive enfin, on part pour 5 heures de route pour seulement 170 km !

La route est plaisante, nous traversons les montagnes et longeons de jolis lacs. A mi-chemin, nous arrivons à la douane chilienne (au pied du très beau volcan Lanin) : tout le monde descend, on fait tamponner nos passeports et on remonte dans le bus. 5 min plus tard, on arrive à la douane d'Argentine et rebelotte : on descend du car, on tamponne nos passeports, ils vérifient les bagages et tout le monde repart. Nous continuons sur une piste pendant une heure puis enfin on retrouve une "vraie" route (et une vitesse "normale"). 

A la descente du car, la police fédérale attend et repère les vrais touristes (facilement repérables avec leur maison sur le dos). Contrôle des passeports et des visas (ils sont très sympathiques d'ailleurs), ils nous enregistrent dans la ville et nous indiquent où est la banque la plus proche. On va donc retirer nos pesos argentins pour pouvoir prendre un taxi jusqu'à notre hôtel. On en trouve une au bout de 10 min de marche et là, grosse feignardise, on n'a pas envie de faire demi-tour jusqu'à la station de taxi et on décide de partir à l'hôtel à pied à 2,5 km. Après 1,5 km nous arrivons au pied du mur de la colline : on ne s'est pas découragé mais nos jambes ont pris un sacré coup ! 

Nous arrivons enfin à notre hôtel et le gérant nous félicite d'être montés à pied avec nos sacs (trop facile !). Du coup, il nous surclasse (en fait ça n'a rien à voir mais on aime bien s'autoféliciter - pour de vrai ils ont porté nos sacs jusqu'à notre chambre comme on les avait déjà porté jusqu'en haut de la colline) dans un petit chalet en bois (deux chambres, barbecue, salon... Ça sent vraiment les vacances !). Cerise sur le gâteau, on a le petit déjeuner livré tous les matins (plus exactement des medialunas : des croissants avec beaucoup de sucre en glaçage !).

Le premier jour, nous marchons jusqu'au mirador Arrayan qui surplombe la ville et le lac. On passe par une route très poussiéreuse et on se retrouve (trop) souvent face à des bandes de chiens errants : pour le moment, on n'a pas rencontré de chien agressif mais on n'est pas toujours serein (surtout moi :D) !

A quelques mètres de là, il y a un salon de thé (datant de 1930 et aujourd'hui classé au patrimoine historique argentin) où nous nous posons face à cette superbe vue : thés (délicieux, heureusement pour un salon de thé) et une tarte au citron (ENORME) délicieuse elle aussi. Le seul bémol de cet endroit, les dizaines de guêpes qui nous ont tourné autour !