Aujourd'hui, direction la ville d'Aguas Calientes : la porte d'entrée pour découvrir le Machu Picchu ! Pour y aller, plusieurs options s'offraient à nous : train touristique ou bus local et de la marche (aucune route ne mène au village). Ce n'est pas tous les jours qu'on va voir le Machu Picchu donc on s'est fait plaisir en prenant le train panoramique qui va à la ville. Mais depuis Cusco en avril, nous sommes d'abord obligés de prendre un bus (de 2h) jusqu'à la ville d'Ollantaytambo puis le train. Le voyage en mini bus se passe bien, la compagnie est sérieuse, les chauffeurs soufflent dans le ballon avant de prendre le volant et notre chauffeur est bon ! 

On arrive à la station de train et on découvre notre wagon avec des vitres au-dessus de nos têtes pour bien observer. Le train démarre, nous sommes bercés par le roulis, il roule à peine à 50 km/h ce qui nous permet de vraiment profiter des paysages. Déjeuner et boissons sont servis pendant notre voyage, le service est très bien (on est dans la classe la moins chère... On reviendra peut être faire le train de luxe dans 10 ans !).

 

Après une heure et demie, nous arrivons dans le village Aguas Calientes. Il n'y a strictement rien à voir ici, ni à faire. C'est une ville moche qui sert de dortoir pour la citadelle, les rabatteurs vous crient dessus toute la journée pour aller manger dans leurs restaurants. Nous allons chercher nos billets de bus qui nous permettront de monter au Machu Picchu le lendemain mais quand on voit les prix on prend vite l'option de monter à pied ! (24$ par personne pour 4 km, non merci...).

On arrive à notre hôtel, nous avons une chambre très très simple qui donne sur la rue bruyante (la fenêtre est quasi inexistante). On vérifie le prix qu'on aurait dû payer et on se rend compte qu'il y a eu erreur. La dame de l'accueil a échangé les réservations avec quelqu'un d'autre et nous rembourse. Par contre on doit changer de chambre... Et on a une chambre encore plus simple mais cette fois-ci sans fenêtre ! (tant mieux, au moins c'est plus calme !). 

Le soir, dans cette ville aux milles rabatteurs, on est un peu perdu sur où dîner sans y laisser un bras (et le reste du corps d'ailleurs...). On trouve une petite boulangerie qui nous servira deux sandwich à l'avocat tomate et pesto le tout dans un pain foccacia : à tomber (on en salive encore !)

 

Pour le Machu Picchu, il faut réserver ses billets sur internet avant d'y aller. Là, vous choisissez le créneau horaire auquel vous voulez y aller et le jour J, il ne faut pas être en retard ! Nous avons pris le créneau de 12-13h : cela nous évite la foule du matin qui veut voir le lever du soleil sur le Machu Picchu. 

La montée seule est d'environ une heure / une heure et demie et comme le checkout de l'hôtel est à 9h, on décide de monter en avance et de déjeuner là haut. On arrive vers 9h45 au pied de la montée après avoir récupéré nos casse-croûte du midi. Là, un garde est présent et nous demande nos billets. Il est embêté, on est là bien trop tôt et on risque de lui attirer des ennuis si on monte maintenant (les gardes là haut demanderaient pourquoi il nous a autorisé à passer). Mais il est sympa et comme j'ai une tête de Péruvienne d'après lui, il nous propose de passer 10 min au musée avant et donc de nous laisser passer. Avant de partir, il nous donne deux/trois conseils pour bien visiter là haut, nous fait la bise et nous laisse monter ! On passe rapidement au musée, sympathique mise en bouche mais pas non plus indispensable. 

On commence ensuite la grimpette : un peu moins de 2 km de montée dont environ 1900 marches. On a chaud mais il commence à pleuvoir : on passera notre temps à retirer et à remettre nos kway, ne sachant pas quel est le pire entre être trempé parce qu'on a trop chaud ou parce qu'il pleut ! Après une bonne heure, on arrive enfin devant les portes ! Nous sommes en avance comme prévu, on peut prendre le temps de manger nos sandwich achetés dans une boulangerie française (et absolument dégoûtant !). 

L'heure arrive, on fait tamponner nos billets et on entre. Le site est très surveillé par des gardes, le moindre faux pas est sifflé. Si les gens font des choses inappropriées pour des photos par exemple, ils les font effacer (et quand c'est plus grave, ils sont virés). On aime bien cet environnement un peu strict, ça permet de ne pas avoir des groupes qui crient ou des gens qui ne se préoccupent pas des règles ou des autres sous prétexte de faire un beau selfie ! 

Plusieurs chemins sont possibles : on commencera par la porte du Soleil, offrant une jolie vue de l'ensemble. Ensuite, on prend la direction du pont de l'Inca avec ses pierres permettant la stabilité du chemin.

Puis on suit le chemin balisé, il n'y a pas trop de choix dans les itinéraires possibles. Les lamas nous accompagnent tout du long de notre visite, ils font office de tondeuse à gazon. 

C'est impressionnant de voir cet ensemble construit si haut dans la montagne, au milieu de nul part. L'une des particularités des constructions Inca est qu'ils ne mettaient pas de mortiers, les pierres s'imbriquent les unes dans les autres (et n'ont pas bougées depuis des siècles !). On restera 4 heures à déambuler sur le site, la pluie écourtant notre visite ! 

Le soir, nous prenons notre train pour rentrer, il fait nuit et tout le monde est KO de sa journée. On change ensuite pour un bus : 5 cars complets direction Cusco. Notre chauffeur ne roule pas vite (prudent ?) et se fait vite dépasser par les autres bus : on se retrouve seul. On se rend vite compte que notre chauffeur a un problème et que sa faible vitesse n'est pas seulement liée à sa prudence... 

Vu les gestes qu'il fait et sa conduite, à notre avis il s'endort... Il s'arrêtera deux fois pour se mettre une bouteille d'eau sur la tête, passera son temps à se frotter le visage. On a eu peur sur le retour de finir dans le ravin. Finalement, on arrive à destination (sain et sauf) avec plus de 30 min de retard. On est ensuite rentré à l'hôtel au pas de course, pour être sûr qu'à cette heure là on puisse récupérer les clés !