Aujourd'hui, nous prévoyons de nous rendre à la plage Catrite. On traverse la ville pour arriver au début de la petite marche mais on se rend compte que c'est une nationale et c'est pas trop notre truc de longer ça pendant 4km. On décide alors de faire demi-tour et de visiter la ville.

San Martin est une petite station de ski alpine (mais la station classe et vivante !) : des chalets en bois, des boutiques de location de ski (malheureusement pas la saison), des vendeurs de chocolats et boutiques de souvenirs qui vendent les mêmes babioles que chez nous (Oh la peluche Saint Bernard et la marmotte qui siffle !). Le tour est vite fait mais la ville a un certain cachet. 

Les restaurants très nombreux nous font saliver, la spécialité ? Le barbecue (comme n'importe où en Argentine je crois !). On nous a conseillé un restaurant en particulier dans la ville, malheureusement, on y est allé deux soirs de suite et il était fermé... Un mal pour un bien, notre chalet/cuisine est tellement top qu'on a quand même pu se faire un peu plaisir niveau nourriture ! Il est sympa notre petit chalet de vacances, non ? 

Le lendemain, nous partons pour la Islita et le mirador Bandurrias qui offrent de superbes vues sur le lac (de l'autre côté par rapport au salon de thé !). Nous marchons dans la forêt pour y arriver et la randonnée traverse les terres d'une communauté Mapuche (communauté indigène de la région), on paye à peine un euro pour traverser et on se retrouve face aux eaux translucides du lac.

On déjeune tranquillement sur cette petite plage (avec un chien à nos pieds qui nous suppliait un petit morceau de sandwich) puis on part en direction du mirador.

Le soir, nous partons faire un tour dans la ville dans le pub du coin, pour boire une bière bien d'ici, de la Heineken ! Match de foot à la télé, tout le monde a les yeux rivés dessus. Le Racing a gagné la superligua (ne me demandez pas ce que c'est, je ne fais que recopier ce qu'il y avait d'écrit sur l'écran) et là, déchaînement dans la rues, des dizaines de voitures en train de célébrer la victoire à coups de klaxon et de drapeaux. Drôle d'ambiance, on a l'impression qu'ils ont gagné la coupe du monde (eh non, c'est toujours nous !).

Pour les deux jours suivants, nous récupérons une voiture (si on peut appeler ça une voiture...). Nous nous rendons au lac Lolog à quelques kilomètres de là et traversons notre première piste avec notre voiture ! (cette fois-ci, on a pris l'assurance bris de glace...!) Le soir, nous resterons dans le noir de longues heures, a priori il y a eu un incendie pas très loin d'une centrale électrique et toute la région est touchée (enfin ce qu'on nous a dit, on a rien trouvé sur internet...).

Pour notre dernier jour dans la ville, nous nous rendons à la lagunes rosales. Très jolis paysages, nous passons par des forêts plus orangées que les jours précédents (que j'aime l'automne !) Il y a aussi, tout autour de la lagune, des dizaines de chevaux en liberté. Très beaux mais c'est un champ de mine quand on essaye de faire le tour !

En rentrant, on prend 3 auto-stoppeurs dans notre Nissan Mierda avec qui on essaye de discuter. On leur demande s'ils connaissent quelques mots de français et leur première réponse (d'ailleurs, c'est pas la première fois qu'on nous répond ça) ? Mbappé, Griezmann, Kanté... Bref, tous les joueurs de l'équipe de France ;) On ne rigole pas avec le foot ici ! 

Depuis Pucon, nous prenons un car pour la ville de San Martin de los Andes, en Argentine : notre premier passage terrestre d'une frontière ! Notre bus est en retard et nous n'avons aucune information complémentaire (comme on est arrivé avec une demie heure d'avance, on sait au moins qu'on ne l'a pas loupé !) donc on attend dans le froid en regardant les gens s'affairer autour de nous. Des soutes des bus sortent des seaux de peinture remplis de mûres (mais vides de peinture bien sûr !), des tronçonneuses ou des paquets de croquettes pour chien de bien 10 kg au moins. C'est assez étrange comme ambiance, le Chili est un pays très développé (je vous le rappelle, oubliez vos clichés sur l'Amérique du Sud ici) mais il reste des petites touches à droite à gauche qui rappellent les pays en voie de développement. Notre bus arrive enfin, on part pour 5 heures de route pour seulement 170 km !

La route est plaisante, nous traversons les montagnes et longeons de jolis lacs. A mi-chemin, nous arrivons à la douane chilienne (au pied du très beau volcan Lanin) : tout le monde descend, on fait tamponner nos passeports et on remonte dans le bus. 5 min plus tard, on arrive à la douane d'Argentine et rebelotte : on descend du car, on tamponne nos passeports, ils vérifient les bagages et tout le monde repart. Nous continuons sur une piste pendant une heure puis enfin on retrouve une "vraie" route (et une vitesse "normale"). 

A la descente du car, la police fédérale attend et repère les vrais touristes (facilement repérables avec leur maison sur le dos). Contrôle des passeports et des visas (ils sont très sympathiques d'ailleurs), ils nous enregistrent dans la ville et nous indiquent où est la banque la plus proche. On va donc retirer nos pesos argentins pour pouvoir prendre un taxi jusqu'à notre hôtel. On en trouve une au bout de 10 min de marche et là, grosse feignardise, on n'a pas envie de faire demi-tour jusqu'à la station de taxi et on décide de partir à l'hôtel à pied à 2,5 km. Après 1,5 km nous arrivons au pied du mur de la colline : on ne s'est pas découragé mais nos jambes ont pris un sacré coup ! 

Nous arrivons enfin à notre hôtel et le gérant nous félicite d'être montés à pied avec nos sacs (trop facile !). Du coup, il nous surclasse (en fait ça n'a rien à voir mais on aime bien s'autoféliciter - pour de vrai ils ont porté nos sacs jusqu'à notre chambre comme on les avait déjà porté jusqu'en haut de la colline) dans un petit chalet en bois (deux chambres, barbecue, salon... Ça sent vraiment les vacances !). Cerise sur le gâteau, on a le petit déjeuner livré tous les matins (plus exactement des medialunas : des croissants avec beaucoup de sucre en glaçage !).

Le premier jour, nous marchons jusqu'au mirador Arrayan qui surplombe la ville et le lac. On passe par une route très poussiéreuse et on se retrouve (trop) souvent face à des bandes de chiens errants : pour le moment, on n'a pas rencontré de chien agressif mais on n'est pas toujours serein (surtout moi :D) !

A quelques mètres de là, il y a un salon de thé (datant de 1930 et aujourd'hui classé au patrimoine historique argentin) où nous nous posons face à cette superbe vue : thés (délicieux, heureusement pour un salon de thé) et une tarte au citron (ENORME) délicieuse elle aussi. Le seul bémol de cet endroit, les dizaines de guêpes qui nous ont tourné autour !

Retour à Santiago en bus pour prendre un avion à Temuco, porte d'entrée pour la régions des lacs du Chili. Nous passons une nuit dans la ville qui n'a pas de grands attraits touristiques. Elle reste pourtant sympathique : aérée, sure, propre et vivante. Nous repartons dès lendemain en bus, pour la ville de Pucon. Petite ville touristique (autant de Chiliens que d'étrangers), pleine de petits chalets en bois, restaurants et boutiques pour des excusions dans la région. La ville est au bord d'un lac avec une grande plage de sable noir et elle est au pied du volcan Villarrica en activité. Il est possible de monter sur le volcan mais c'est vraiment cher, nous préférerons faire d'autres activités.

A l'arrivée, nous faisons le tour de la ville et nous goûtons la spécialité de la région : la chorrillana. Attention, à votre taux de cholestérol, il risque de grimper : frites, saucisses, chorizo, oignons caramélisés, poulet mariné et œufs frits... Pas light, je vous avais prévenu (mais pas mauvais !) On en prend une pour deux (on n'est pas complètement fou !).

Le premier jour, nous partons faire du rafting. Combinaisons, casques et ordres donnés en espagnol (faut suivre !). Des descentes plutôt simples, avec deux ou trois petits challenges. La descente de la rivière nous permet de voir beaucoup d'oiseaux, des vaches et de superbes vues sur les volcans environnants. Deux enfants dans le bateau mettent l'ambiance, on naviguera avec la musique de Pirates des Caraïbes !

Le lendemain, nous prenons un bus pour le parc national de Huerquehue. Avec un mélange de routes et de pistes, nous mettons une heure pour y arriver. On paye l'entrée (ici le parc est payant mais les infrastructures ne sont pas vraiment au rdv contrairement à la Nouvelle-Zélande...) et on part. On a le choix entre deux chemins : San Sebastian (7 à 8 heures et difficile) et Les lacs (5 à 6 heures et modéré). Nous choisissons la route des lacs à travers la forêt. On découvre les arbres typiques de la région, les Araucarias. Plus de 6 heures à gambader dans les bois, face aux lac. Nous avons de la chance, nous ne croisons pas d'araignées ressemblant à des tarentules, très présentes dans ce parc...

Nous prenons un bus pour la ville de Valparaiso, à 1h de Santiago sur la côte, ville classée au patrimoine de l'Unesco. Changement complet de décor : des bâtiments colorés, une ville construite sur une quarantaine de collines. Préparez vos cuisses, ça grimpe dur ! Dès notre arrivée, nous partons à l'assaut des collines et du centre-ville. La ville et l'ambiance sont bien différentes de Santiago : la ville est vraiment sale et l'insécurité plus grande. Nous découvrons nos premières fresques murales, les petites ruelles avec ses cafés et les maisons colorées. 

Le lendemain, nous repartons vers les quartiers hauts où l'on décide de se perdre dans les ruelles. La ville est très touristique, tout le monde se prend en photo devant les fresques après avoir fait la queue... On s'amusera d'ailleurs à regarder les gens faire des poses plus farfelues les unes que les autres. Pour notre repas du soir, nous mangeons des empanadas délicieuses (tellement délicieuses qu'on y retournera le lendemain !). 

Pour notre dernier jour dans la ville, nous changeons de quartiers : musée à ciel ouvert et Bella vista. Quartiers plus pauvres, le touriste se fait plus rare ici. Nous montons un énième escalier, ça sent l'urine et le cannabis... Une fois arrivés là haut, on va jusqu'à une église à quelques mètres de là mais elle n'est vraiment pas très belle (la façade n'est pas du tout décorée) et malheureusement on ne peut pas y entrer. Un épais nuage s'est installé dans la baie : on ne voit plus la mer, ni la plupart des bâtiments dans la ville basse. On décide alors de rentrer. Comme la ville compte 15 funiculaires pour monter en haut des nombreuses collines, on prend donc notre premier funiculaire pour redescendre (on aurait pu le prendre pour monter mais ça aurait été trop facile !). Fraîchement rénové, ils lui ont laissé tout le charme de l'ancien et nous offre une belle vue sur la ville (dommage qu'il y ait cet épais nuage en bas !).

Je ne sais pas si vous êtes tous calés en géographie de l'Amérique du Sud, alors pour vous expliquer un peu l'itinéraire des prochaines semaines, quoi de mieux qu'une carte ? 

Nous avons pas mal cogité pour aboutir à notre itinéraire, on verra si on a fait le bon choix !

La première option que nous avions, était de passer par le nord du Chili, puis la Bolivie et finir par le Pérou. C'était notre première idée mais on s'est vite rendu compte que le passage des frontières en bus et que les bus dans le nord du Chili, c'était pas l'idée du siècle (comprenez la sécurité toussa toussa). En général, ce parcours est fait dans l'autre sens (entendez Pérou > Bolivie > Chili), il permet ainsi de monter en altitude plus graduellement et d'éviter le mal des montagnes. Le sens qu'on avait envisagé, nous faisait faire des montées de plus de 1500 mètres et le risque est plus grand. Ces deux "contraintes" à nos yeux nous ont donc fait choisir un nouvel itinéraire. 

Le Chili est aussi connu pour offrir la région de la Patagonie (avec sa voisine l'Argentine), nous l'avons donc envisager en option 2. Mais les prix sont relativement élevés et on aurait dû se priver de plusieurs activités payantes pour rester dans notre budget. Donc on s'est dit qu'on y reviendrait avec un budget vacances plus conséquent (quand on aura repris le travail quoi...) et qu'on pourra plus se faire plaisir ! 

Il nous restait donc la région plus centrale du Chili. Comme Aurélien a un ami Argentin qui nous a très très bien vendu sa région, nous couperons notre itinéraire chilien avec une dizaine de jours de paysages argentins. 

Au final donc, ça donne ça pour le Chili et l'Argentine (après Puerto Montt, direction le Pérou): 

 

South America with Countries - Single Color by FreeVectorMaps.com

Nous quittons la Nouvelle Zélande pour le Chili. Comme d'habitude, à la sortie de l'avion nous commençons avec l'immigration : deux-trois questions (en espagnol por favor) et on passe sans encombre. Ensuite direction la douane. Dans l'avion ils nous ont distribué des fiches à remplir où ils nous demandaient si on avait des objets contenant de la terre. En bons élèves que nous sommes (et après la douane de Nouvelle-Zélande), on passe dans la file "quelque chose à déclarer" pour déclarer nos chaussures de randonnées pleine de boue. La douanière nous fait bien comprendre que nos chaussures ne l'intéressent pas mais nous fait quand même passer aux rayons X (que vous ayez quelque chose à déclarer ou pas, vos bagages passent aux rayons X) et ils n'en sont pas à ce détail là a priori. Un mal pour un bien, nous n'avons pas fait la queue contrairement à ceux qui n'avaient rien à déclarer !

Nous prenons un bus puis le métro pour nous rendre à notre hôtel, ce qui nous donne un premier aperçu de la ville qui est entièrement vide ! Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous filons directement dans le quartier de Bella Vista pour ne pas succomber au décalage horaire (16h de moins qu'en Nouvelle Zélande). Nous marchons une petite heure jusqu'au quartier mais ce qui est étonnant c'est que pour une capitale, les rues sont complètements vides. Arrivés dans le quartier très touristique, tout le monde se fait harceler par les rabatteurs des restaurants pour manger chez eux. On aime pas trop ce genre d'ambiance donc on finira au Mcdo puis on rentre, on ne tient plus la fatigue. 

Le lendemain, nous partons visiter le centre ville. Première impression dans les rues : nous sommes lundi et il y a vraiment beaucoup plus de monde que la veille. C'est agréable, on sent que c'est une ville qui vit. Pour arriver au centre ville, nous suivons le chemin dans les parcs, très agréables. Les gens se prélassent dans l'herbe, il y a de la musique, ça sent la joie de vivre ici. Il est déjà l'heure du déjeuner et nous nous dirigeons vers le marché central, qui d'après le Lonely Planet, est l'endroit pour déjeuner. On arrive en fait dans une toute petite halle où les rabatteurs vous collent leurs menus sous le nez, ça sent plus le piège à touristes que l'authentique. On part, bien sûr très rapidement de cet endroit, pour acheter des empanadas et déjeuner dans le parc. Nous partons ensuite à la conquête du de la vieille ville : Place des Armes, Palais de la Moneda (qui veut dire Monnaie en français mais qui, en fait, abrite le gouvernement), Cathédrale et Musée des beaux Arts... Tout y passe. 

Le lendemain, nous allons dans un centre commercial pour déjeuner sur le pouce puis direction le téléphérique de la ville. Nous prenons seulement l'aller pour la statue de la Vierge Marie qui surplombe la ville puis nous redescendrons à pied. Le téléphérique nous donne une vue sur toute la ville et on aperçoit les deux faces : une touristique et riche et de l'autre côté de la colline, ça ressemble plus à un bidonville. Nous arrivons à la statue de la Sainte Vierge, où l'on peut apercevoir le quartier de Bella Vista en dessous et on redescend le long de la route, dans le parc jusqu'à notre hôtel. 

Pour tout vous avouer, nous étions arrivés avec pas mal de préjugés sur le Chili et Santiago. Finalement après ces deux jours, eh bien on est très content d'être là, la ville est vraiment plaisante, aucun sentiment d'insécurité et les gens sont adorables. On verra si cela se confirme dans les prochaines villes !

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