Le troisième jour, toujours à Ubud et dans sa région, nous partons au centre ville pour visiter le Palais royal (la famille royale y vit toujours et intervient surtout pour représenter la ville). L'entrée est gratuite mais seulement une petite partie est visible. Nous voyons quand même de jolies portes sculptées et diverses statues. 

Devant ces statues, on retrouve à chaque fois des offrandes déposées le jour même : les balinais ont l'air assez pratiquant dans l'ensemble, on retrouve ces offrandes devant chaques statues, portes de maison, magasins ou restaurants. Regardez où vous mettez les pieds... Dans une rue à proximité nous voyons un char décoré et des gens habillés de manière traditionnelle, la rue est bloquée. On comprendra que c'est une cérémonie religieuse lors de la crémation d'une personne. Cela n'empêche pas de trouver des vendeurs devant le temple en train d'essayer de vous vendre des sarongs pour aller voir cette crémation... (mais quelle bonne idée, c'est super de participer aux crémations de gens qu'on ne connait pas !)

 

Nous continuons ensuite sur notre scooter pour rejoindre le temple Gunung Kawi, à 14 km au nord de la ville (une heure en scooter...). Le temps est à la pluie (on n'a pas choisi la meilleure saison pour visiter Bali puisqu'on est en pleine saison de pluie) mais l'avantage c'est qu'il n'y a personne dans ce temple. On croise, en arrivant, des balinais rentrer d'une cérémonie avec sur leurs têtes des paniers remplis d'offrandes. Ils sont habillés dans leur vêtements traditionnels et très beaux à voir (au moins on aura vu quelque chose d'authentique ici !). Le temple est grand et est intéressant pour ses sculptures dans la roche.

Nous trouvons un chemin vers une jolie rizière que nous prenons et nous nous retrouvons dans une partie du temple absolument pas indiquée et donc vide : on a l'impression de se retrouver dans un temple qu'aurait pu découvrir d'Indiana Jones. 

Nous repartons sur notre scooter pour rentrer à Ubud mais cette fois-ci la pluie est très forte et les embouteillages importants, nous rentrons complètement trempés. Le soir, une pluie diluvienne s'abat sur la ville pendant une bonne heure, le bruit est assourdissant tellement la pluie est forte !

 

Pour le quatrième jour, nous partons visiter l'entrée d'un temple (le temple en lui même est fermé) mais c'est à priori la partie la plus jolie avec sa grande porte sculptée et ses deux bassins d'eau remplis de fleurs de lotus. Un petit tour au marché ensuite, où toutes sortes de babioles sont vendues dont des choses assez étonnantes (si vous cherchez des décapsuleurs en forme de phallus, Bali est The place to be !!). L'après midi sera très pluvieux, nous profiterons de notre terrasse protégée. 

Le lendemain, direction Kuta, au sud de l'île. Nous avons commandé un taxi pour 11h30 qui arrivera à 12h30 bien dépassé (toujours ces embouteillages !). Kuta est située en bord de mer et est connue pour être 1. une ville touristique de fêtards et 2. pour faire du surf : ville artificielle mais au moins elle l'assume au contraire de Ubud. Nous y passerons trois jours plages, piscine, visite du centre ville et farniente (pas de photos de Kuta, la plage n'était pas jolie, ni la ville...). On y passera noël tout de même, avec un repas de roi (Indonésien) et une bouteille de vin local (pas mauvais ma foi). 

 

Nous nous envolons ensuite vers l'Australie pour un changement total de décor après ces deux mois en Asie, mais ça c'est une autre histoire ! Bon, vous l'aurez compris, Bali n'a pas été notre destination fétiche, les villes qu'on a fait ne sont pas vraiment le type de tourisme qu'on apprécie mais peut être que l'autre côté de l'île est plus sauvage, on verra si nous y retournerons :)

Nous arrivons sur l'île de Bali à 1h30 du matin. Le temps d'arriver à l'hôtel, de faire le check in, on s'endort vers 2h30. Autant dire que le lendemain la journée ne sera pas très productive. Nous posons donc nos bagages pour une nuit et demie à Legian, au sud de Bali. Notre seule visite de la journée sera la piscine de l'hôtel (on a bien essayé de sortir, mais c'était trop moche et il faisait trop chaud dehors alors on est vite rentré se reposer !). Le lendemain, nous partons pour 5 jours à Ubud, ville réputée pour être plus calme et plus culturelle que la côte. 30 km de route soit 2 heures pour atteindre la ville : le trafic est assez horrible ici, et peu importe l'heure, une seule route existe entre deux villes avec une seule voie (c'est pour ça que sur nos 10 jours à Bali, nous n'avons vu qu'une toute petite partie de l'île). 

On arrive enfin dans notre chambre d'hôtel avec une grande terrasse avec canapé et cuisine donnant directement sur les cocotiers du voisin, on ne peut pas mieux tomber (bon une piscine ça aurait été pas mal quand même !). Premier après midi dans la ville, nous nous rendons au centre ville nous faire une idée : Ubud est une ville très authentique avec ses deux Starbucks, ses trois boutiques Ralph Lauren et toutes les marques de surf représentées. Remplie de personnes aux cheveux sales et à moitié toutes nues alors que la mer est à 40km... Bref, vous avez compris, tout ce qu'on aime :). On loue donc un scooter (ahhh ça faisait longtemps n'est-ce pas ?) pour pouvoir chercher des sites un peu moins touristiques.

 

Le premier jour nous allons à la forêt des singes en plein centre ville pour y voir... des singes (c'est une des images les plus emblématique de Ubud quand même) ! Des règles de sécurité sont détaillées à l'entrée car les singes sont bien sûr habitués à l'homme et n'hésiteront pas à vous monter dessus si vous avez de la nourriture, une bouteille d'eau ou si simplement vous les regardez dans les yeux. La balade n'a pas grand intérêt mais le plus drôle est de voir les gens paniquer quand un singe attrape leur sac ou vêtement (quand tu veux ta photo instagram, tu es prêt à tout !)

L'après midi, nous visitons Goa Gajah ou la grotte de l'éléphant (enfin pour être plus précis, une toute petite grotte avec une statue de Ganesh dedans). Pour entrer dans les temples, homme ou femme, il faut se couvrir les jambes : Aurélien découvre la joie de porter un sarong (tous les étrangers hommes - peu habitués à porter un vêtement proche de la jupe - soulevaient leur sarong pour monter les escaliers comme des princesses, vraiment très drôle). Finalement dans ce temple, seule la façade de la grotte sculptée vaut le détour, le reste est sans grand intérêt. Nous y rencontrons cependant un Indien venant de Suède qui nous explique quelques éléments sur la culture (représentation des statues, traduction de l'Indonésien...) d'ici très proche de celle d'Inde.

Nous partons avec lui voir une cascade à quelques kilomètres de la grotte (et à plus de 40 min en scooter !) : grande cascade avec un débit très important d'eau ce qui fait de grosses vagues dans la rivière en contrebas. D'ailleurs un cordon de sécurité est installé pour que les gens ne s'approchent pas trop et soient assommés/emportés par ce débit (notre nouvel ami du jour n'a pas très bien compris le concept du cordon de sécurité et est allé se placer derrière pour faire un selfie mais il s'est vite fait remettre à sa place à l'aide de coups de sifflet). Finalement l'endroit n'est pas très charmant : un bar s'est installé en haut de la cascade avec de la musique extrêmement forte et la préservation de l'environnement est un concept assez éloigné ici. 

Le deuxième jour, direction Campuhan Ridge Walk, un sentier connu à Ubud pour se balader à travers les rizières. On choisi d'y aller vers 10h, le ciel est couvert donc le soleil ne tape pas trop fort sur nos épaules (mais il fait quand même bien chaud). La première partie nous donne de bons aperçus de la végétation luxuriante de Ubud mais avec la renommée de ce sentier, beaucoup de restaurants se sont installés cachant tout le paysage sur la deuxième moitié du chemin. En marchant, on entend un Bam devant nous, on s'approche de ce qui vient de tomber à 10 cm de nous et on trouve un avocat (pas mûr malheureusement) mais il aurait pu nous faire une belle bosse !

Nous reprenons alors notre scooter, direction Tegalalang pour voir des rizières en terrasses (la saison est plus favorable qu'au Vietnam, les couleurs devraient être plus belles !). Nous nous installons dans un café pour goûter le café balinais (plus spécialement le café de luwak) et on nous présente comment il est préparé. En fait, le luwak (une civette asiatique) mange les baies des caféiers et lors de la digestion, il fait subir à la graine une transformation bénéfique. La graine est ensuite nettoyée (ouf) puis torréfiée (pour la condition animale par contre on reviendra !), ce qui donne un café vraiment bon. 

La suite dans notre prochain article.

En attendant nous vous souhaitons de joyeuses fêtes ! 

Depuis Bangkok, nous partons en avion jusqu'à l'île de Phuket pour y passer 5 jours. Le résumé va être rapide puisque ce sera repos au bord de la piscine et sur la plage (et de son eau incroyablement chaude et transparente !) et resto !

 

Nous rentrons sur Bangkok après ces 5 jours terriblement épuisants pour nous rendre à Kanchanaburi, à 2-3 heures de voiture (en fonction du trafic assez monstrueux de la capitale). Nous posons nos bagages dans un charmant hôtel avec piscine (c'est le fil conducteur du voyage !) où je rencontre une collègue de travail au bord de cette piscine justement (le monde est vraiment petit). 

Le lendemain, nous partons voir le pont de la rivière Kwaï, rendue célèbre par le film (ou livre) du même nom (qui a d'ailleurs été entièrement tourné au Sri Lanka mais passons ce détail). Cette ligne de chemin de fer a été construite par des prisonniers de guerre sous le commandement des Japonais lors de la Seconde guerre mondiale. Plus de 100 000 personnes sont mortes lors de sa construction d'où son surnom de chemin de fer de la mort. Bon pour une note plus gaie, je vous laisse vous remémorer la musique du film en cliquant ici  (elle ne nous a pas quitté pendant ces deux jours).

Le pont est toujours en activité mais est plus souvent envahi par les touristes que par les trains. Il y a quand même tous les 10 mètres des plateformes de sécurité, permettant aux badauds comme nous de nous ranger quand le train arrive (pas d'inquiétude, il roule vraiment pas vite à cet endroit mais les chemins de fer thaïlandais déclinent, tout de même, toute responsabilité si vous vous faites écraser).

Le lendemain, nous partons pour les cascades du parc national Erawan. 7 cascades sur 7 niveaux différents et pour y accéder un chemin dans la jungle. En route dans un pick-up dont l'arrière a été aménagé avec deux bancs sur les côtés pour accueillir 8 personnes et un peu de tôle pour la toiture (pas besoin de clim dans ces cas là !). 

Les cascades sont magnifiques et l'eau est d'un bleu turquoise transparent (on se croirait à Center Parc parfois avec ces couleurs et l'agencement des arbres) mais des poissons mangeurs de peaux mortes guettent vos pieds dans les bassins (Aurélien a failli tomber dans l'eau quand un poisson lui a attrapé le pied par surprise !).

C'est un parc national donc la nature est préservée, peu de sacs en plastique ou de bouteilles qui traînent, ce qui est assez rare pour le noter ici. On croise aussi des animaux sauvages tels que des varans avec leur taille impressionnante et des singes. 

Direction Ayutthaya depuis Bangkok pour la journée. Cette ville a été pendant très longtemps la capitale du royaume du Siam et regroupe beaucoup de temples (ou ce qu'il en reste) sur quelques kilomètres carrés. 

Premier arrêt dans une pagode encore en activité et plus éloignée des temples en ruine. Un Bouddha couché, de nombreux Bouddha assis et un très grand Chédi offrant une vue sur la ville. 

Deuxième temple Wat Maha That, entièrement en ruine, il a été saccagé quand les Birmans ont quittés la capitale suite à leur défaite. Ce temple est peut être le plus photographié d'Ayutthaya grâce à sa tête de Bouddha recouverte par les lianes d'un arbres. 

Troisième arrêt, armés de nos plus belles casquettes nous faisons le tour d'un temple à pied sans y entrer pour préférer Wat Phrasisanphet. Celui-ci est constitué de trois Chédis, où les cendres de trois rois successifs ont été mises. 

Quatrième arrêt à un Bouddha couché mais cette fois-ci sans fioriture. Le bâtiment a complètement disparu et le Bouddha a été rénové (ou plutôt quasiment reconstruit). 

Avant de rentrer, nous faisons notre dernier arrêt à temple recommandé par notre chauffeur. Rien à voir avec ce qu'on a pu voir précédemment, celui là est bien neuf et un Bouddha géant s'y trouve. 

On passe une journée complète à Hô-Chi-Minh-Ville. Visite du musée de la guerre, retraçant les deux guerres successives avec la France et les Etats-Unis. A l'entrée, des chars et hélicoptères américains et à l'intérieur, des photos (parfois très difficiles à regarder) sur cette histoire contemporaine du pays. Très intéressant pour comprendre l'état du pays actuel. Ensuite on continue la visite de la ville pour arriver devant la cathédrale Notre Dame (on ne pouvait pas rentrer comme elle est complètement en restauration). 

Je dois vous avouer qu'il fait 35 degrés avec un petit vent frais à 40 degrés, pas facile de se promener tranquillement dans les rues sans finir complètement trempé donc on rentre dans notre chambre climatisée (au 5ème étage sans ascenseur - heureusement que le monsieur de l'accueil a monté nos sacs à dos, un devant un derrière, pour nous... ahem) 

Le soir nous prenons un verre sur un rooftop donnant sur la ville et ses gratte-ciel, plutôt sympa comme ambiance. 

On décolle ensuite pour la Thaïlande, plus exactement Bangkok. Pour rejoindre le centre ville, on prend un bus. Ensuite il reste une station de métro pour atteindre l'hôtel qu'on fera à pied. On savait que notre hôtel allait être difficile à trouver, d'après les commentaires sur hotels.com. En arrivant sur place en sueur (un kilomètre avec 15 kg sur le dos, c'est facile mais à 35 degrés, c'est beaucoup moins drôle !), aucune idée d'où est l'hôtel. On n'a pas très envie de faire des détours pour tomber sur les impasses donc on demande à un restaurateur si il connait. Après la recherche infructueuse sur google maps, il appelle l'hôtel. Il restera bien 10-15 min avec nous pour nous expliquer comment rejoindre l'hôtel et nous assurer qu'on a bien compris, adorable ! On dépose nos sacs dans un super hôtel, un macdo et au dodo. Nos premières impressions : la ville est bien différente de ce qu'on a pu voir au Vietnam, déjà il y a très très peu de scooters (soulagement !), les rues sont moins sales et l'ordre semble régner un peu plus (c'est à dire, on ne roule pas sur les trottoirs...). 

Le lendemain, direction la station la métro la plus proche pour rejoindre mes parents, fraîchement débarqués de France. On s'installe dans un appart hôtel et on découvre la nourriture thaï. Délicieuse, pleine de saveur mais niveau piment, faut s'accrocher, ils ne rigolent pas ici. Avec le décalage horaire, ça sera farniente à la piscine pour la fin de journée. 

 

Le deuxième jour, nous partons admirer le palais royal. Temple et premiers Bouddhas au rendez-vous. Les temples sont recouverts de mosaïques un peu voyantes mais l'ensemble fait beaucoup d'effet. Passage devant le palais, à l'architecture plus classique. 

On part ensuite vers Wat Pho, le Bouddha couché. Le tour est rapide mais le temple est très grand et on s'y perd quelques heures sous le soleil brûlant. 

Le troisième jour à Bangkok, nous partons dans le quartier de Chinatown (il ne ressemble en rien à ce qu'on a vu en Chine) où marchés touristiques, boutiques de vente de nourriture non identifiable nous attendaient.

 

Retrouvez ici toutes nos photos depuis le début

Nous reprenons le train pour quitter Ninh Binh et nous diriger vers Hué, capitale du Vietnam (de 1802 à 1945) et siège de la dynastie des Nguyen. 

Le trajet en train durera 11 heures (environ 570 km soit environ une vitesse moyenne de 52 km/h, ahem). Il ressemble à celui qu'on avait déjà pris en plus neuf. Une télé permet de passer le temps, au début c'est Tom et Jerry, comme ça ne parle pas c'est parfait. Mais ensuite, horreur malheur, on arrive à des soaps vietnamiens où ils se mettent à chanter et tout ça avec le son à fond. Je vous laisse compatir à notre douleur avec la vidéo (mettez le son !!). 

 

Pour compléter notre immersion totale, sachez que le pied ici est libre, la tong est reine et dès qu'on peut les retirer, on le fait. Ce qui a donné ça pendant toute la durée du voyage... 

Dans la douleur nous arrivons à destination. Pour éviter de payer le taxi, on part à pied jusqu'à l'hôtel. Malheureusement, il s'est mis à pleuvoir assez fort et on est arrivé trempé (on prendra le taxi la prochaine fois...). Ça nous a quand même permis de prendre la température de la ville, à savoir que Aurélien s'est vu proposé 3 fois de la bonne marijuana et une fois, juste de la marijuana. La ville est pourtant connue pour ses tombeaux et sa cité interdite datant de la dynastie Nguyen, pas vraiment comme un lieu de débauche (en tout cas, je ne l'avais pas lu dans le guide). Il y a de nombreux bars/pubs avec la musique extrêmement fort : définitivement, pas l'image de la ville que j'avais en tête avant d'arriver ! 

Pour les trois prochains jours pluvieux, nous nous installerons dans un petit hôtel situé au centre ville (pas loin d'un karaoké, comme toujours !).

 

Le premier jour, nous nous rendons à la cité impériale, lieu de résidence des empereurs dans laquelle se trouve la cité pourpre interdite (partie réservée seulement à l'empereur et son entourage proche). Pendant la guerre, les bâtiments ont quasiment tous été détruits. C'est donc une cité impériale entièrement rénovée que nous visitons avec des bâtiments encore complètement en ruine. Comme tout est neuf, elle fait plus fausse qu'historique. Cela n'empêche que nous découvrons de belles choses et nous en apprenons un peu plus sur cette dynastie. 

 

Le lendemain, on loue à nouveau un scooter pour nous rendre aux tombeaux des empereurs, éparpillés en dehors de la ville. Nous en choisissions deux.

En cours de route, une dame sur son scooter nous fait la conversation dans un anglais parfait : elle nous explique qu'elle est fermière et qu'elle n'habite pas très loin des tombeaux. Elle nous demande où nous allons et comme on lui est sympathique (je ne fais que la citer !), elle nous dit de la suivre pour qu'elle nous guide, c'est sur son chemin (vous la voyez arriver avec ses gros sabots grosses tongs ou pas ?). Aurélien est curieux de savoir ce qu'elle va nous demander à la fin de périple donc on décide de la suivre (on regardera quand même régulièrement sur Google Maps qu'on est bien sur le bon chemin, ne vous inquiétez pas !). Plus très loin des tombeaux, elle s'arrête et nous propose de nous emmener à un autre tombeau (aussi très connu) qu'elle connait très bien. Elle nous attendra dehors et ensuite elle nous fera visiter sa maison. On lui fait comprendre que c'est gentil mais on va s'en sortir tout seul. Après plusieurs tentatives sans succès, elle passe sur un autre sujet. Elle a des euros sur elle et aimerait les échanger contre des dong (parce que les banques n'en veulent pas). Pas de chance pour elle, on lui explique qu'on retourne pas en Europe d'ici quelques mois et qu'on ne veut pas d'euros et qu'on a pas assez de dong. On se dit au revoir et elle repart. 

  

Nous arrivons comme des grands au premier tombeau qui est celui de Khai Dinh datant de 1920. L'empereur ayant fait un séjour en France, ce tombeau est un mélange d'architecture européenne et vietnamienne, très riche en bas reliefs faits de porcelaine. 

Un petit détour pour aller voir un bouddha perdu au milieu de la forêt et conseillé par l'hôtel pour la vue. Malheureusement vu le temps, on admirera que le Bouddha.

Le deuxième tombeau est celui de Tu Duc, datant de 1865 et beaucoup plus grand que celui visité précédemment (il avait même son lac privé). Étrangement son corps ne fut pas enterré dans ce tombeau mais dans un lieu secret. Il est dit que les 200 ouvriers ayant creusé sa tombe ont été décapités pour ne pas dévoiler l'emplacement (un peu mégalo, non ?).

 

Nous partons ensuite voir la pagode incontournable, apparemment, de la ville. Elle ne nous laissera pas un souvenir transcendant mais offre un joli point de vue sur la rivière et ses bateaux touristiques à tête de dragon. 

Le troisième jour, il pleut trop fort pour prendre une moto et profiter des balades. On s'installe donc dans un café d'étudiants à deux pas de l'hôtel pour préparer la suite de notre voyage. En plus d'être très cosy, la playlist en fond sonore est française : Gainsbourg, Hervé Villard et Claude François détonne un peu avec l'ambiance mais c'est plutôt drôle.

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Nous faisons escale à Hanoï une nuit pour prendre le train direction Ninh Binh. Cette nouvelle ville est la porte d'entrée pour la baie d'Halong terrestre. Nous avons délibérément décidé de ne pas mettre les pieds à la baie d'Halong, le tourisme de masse n'étant pas trop notre dada, nous avons pris peur face aux différents commentaires sur les sites. La baie d'Halong terrestre reste tout de même très touristique, mais à priori pas au même niveau que sa grande sœur. 

Donc 2,5 heures de train nous séparent de la capitale et avec cela, la découverte du voyage en train au Vietnam. On s'installe en deuxième classe (la première est un wagon couchette, la deuxième des sièges "classiques" et la troisième des bancs en bois). Le voyage se fait sans trop d’encombres, le train n'a pas l'air tout jeune mais ça passe vite. 

 

A Ninh Binh, nous logerons dans une maison d'hôte, à deux pas des attraits touristiques de la région. La dame qui nous accueille parle un français parfait et nous donne deux trois conseils sur notre itinéraire du lendemain. Première soirée dans la ville et première coupure de courant (heureusement, nous avions une lampe frontale ce qui a pas mal surpris les locaux). Ces coupures ont l'air d'être assez récurrentes puisque nous avons passé trois jours dans la ville et avons eu une coupure par jour (en même temps quand on voit leur installation électrique, on a peu de doute sur le pourquoi du comment). 

 

Pour notre seule journée complète, nous louons un scooter. Nous avions le choix entre deux destinations très touristiques pour faire une mini croisière dans les paysages de cette baie, Tam Coc qui est prise d’assaut par les touristes étrangers et Trang An par les touristes Vietnamiens. Nous optons pour la deuxième option, à priori les paysages sont moins extraordinaires mais les arnaques quasi inexistantes (et comme on en a marre d'être pris pour des pigeons, le choix a été plutôt vite fait). 

Nous arrivons de bonne heure à l'embarcadère, peu de monde sur place. Trois routes sont possibles, nous choisissons celle avec trois grottes et trois temples. Pour que le bateau (enfin barque) puisse partir, il faut être trois minimum. Après quelques minutes d'attente, un couple vietnamien accepte de partager ce voyage avec nous (ils ont été adorables). C'est donc parti avec notre rameuse pour trois heures de navigation. Je passerais les temples, sans grand intérêt architectural par rapport à ce qu'on a pu voir avant. 

Les grottes (pour la plupart creusées pour que les barques passent) nous permettent de passer à travers les pitons karstiques (pour les apprentis géologues, les explications seront plus claires sur Wikipédia). Elles sont assez basses de plafond, ce qui fait qu'on passe notre temps à éviter les stalactites et à nous baisser entièrement sinon on ne passerait pas. 

Le paysage est assez impressionnant, avec ces pics sortis de terre et une brume s'installe ce qui le rend encore plus irréel. 

Si vous êtes fan du genre, c'est ici que le film King Kong Skull Island a été tourné : on peut apercevoir les pics dans la bande annonce et ils nous font visiter le village du tournage > Bande annonce pour les curieux

 

Notre hôte nous conseillait d'aller à Baih Dinh, le plus grand complexe de pagodes du Sud Est de l'Asie. Renseignement pris sur internet, elles ont été construites dans les années 2000 (de notre calendrier !) et ressemble plus à un complexe touristiques qu'à un centre culturel. On passera donc notre chemin pour nous rendre à Hoa Lu, ancienne capitale du Vietnam au 10ème siècle. On visite un palais, qui franchement ne valait pas non plus le détour mis à part l'entrée qui avec son reflet dans l'eau avait beaucoup de cachet. 

 

On reprend donc notre deux roues (cette fois-ci, rien à dire sur les routes, elles sont agréables) et on prend direction Mua Cave. C'est un temple situé en haut d'un pic mais on y va surtout pour la vue sur la baie. On se fait avoir en payant le parking alors que 200 mètres plus loin, le parking officiel est gratuit (bon, 40 cts, on va pas en mourir mais c'est constamment ça ici et ça commence à nous courir sur le haricot !). On monte les 500 marches qui nous séparent de la vue et en effet, ça valait le détour : un panorama sur la baie côté Tam Coc nous permet d'apprécier les paysages complémentaires à ceux vus le matin même. 

 

Il nous reste encore un peu plus d'une heure avant le coucher du soleil et une petite pagode (gratuite) est sur le plan. On se rend sur place et encore le même schéma que les sites précédents, il faut payer pour poser sa moto à des personnes qui ne sont pas du tout officielles. On fait donc demi-tour, direction une autre pagode (si leur but est de faire fuir les touristes, ils s'y prennent très bien), celle-ci étant un peu plus reculée, pas d'arnaqueur et on profitera de la vue et de l'ambiance jusqu'à la fin de la journée. 

Toutes nos photos du Vietnam sont disponibles ici

Après deux jours à Hanoï, nous prenons le bus pour 5 heures et demie de voyage direction Sapa. C'est une ville située au nord du pays, dans les montagnes, réputée pour ces jolies rizières en terrasse et la présence de plusieurs minorités ethniques. Nous y passerons deux jours complets. 

Arrivés sur place, nous perdons 15 degrés par rapport à Hanoï (1800 mètres d'altitude quand même) et les nuages traversent la ville. Sapa en elle-même n'est pas belle, c'est un lieu hyper touristique où les personnes viennent juste dormir avant de partir en trek, acheter des sacs/pantalons/parka techniques de marques (bien sûr que du faux) et où les hôtels (moches) poussent comme des champignons.

Nous louerons  donc une petite moto pour nos deux jours afin d'être libre d'aller là où on veut sans passer par des tours (et ne pas rester coincer à Sapa). 

Le premier jour, ça sera journée "Cascades". Un premier stop à la cascade d'argent (depuis la route, le filet d'eau prend une couleur argentée, d'où son nom), le deuxième stop est un point de vue sur les portes du paradis (on a mis du temps à le trouver parce qu'il y a peu d'indication et avec les nuages, on a pas trop vu les portes...). Le troisième stop se fait  à la cascade de l'amour, déjà plus impressionnante. Deux-trois photos et on rentre. Ça grimpe dur avec la moto mais elle fait l'affaire, les routes sont plutôt en bon état (mis à part deux trois nids de poule d'autruche) contrairement à ce que l'on va rencontrer le lendemain. 

Le deuxième jour, nous partons pour voir les rizières en terrasses. Nous empruntons la route sur quelques mètre, que déjà un péage se tient devant nous. On paye (comme toujours ici, on ne sait jamais si ce sont des arnaques ou des vrais tickets d'entrée) et on entame la route ou plutôt la piste. 200 mètres plus loin, nous sommes arrêtés ainsi qu'un trentaine de scooters et une dizaine de voiture : ils ont creusé la montagne pour agrandir la route et tous les rochers sont au milieu de la piste en train d'être déblayé. Pendant l'attente, un rocher tombe de la falaise où nous sommes tous arrêtés (la sécurité c'est pas tout à fait ça...) donc on décide de faire marche arrière de 200 mètres, là où il n'y a plus de falaise brute. Au bout de 30 minutes, ils ré-ouvrent la piste, les deux-roues s’engouffrent puis les voitures et nous arrivons sur les premières rizières en terrasse. 

La saison de la culture du riz s'est terminée en octobre, les couleurs ne sont pas aussi jolies que sur les cartes postales mais le paysage reste magnifique. 

 

Nous décidons de ne pas nous arrêter dans le village de Cat Cat (minorité Hmong) car beaucoup trop touristique et continuons notre chemin. Là les choses se compliquent, la piste est dégradée avec l'eau et on alterne gros cailloux et boue (et buffle). Aurélien pilote comme un chef, moi je suis plutôt paniquée dans les descentes ! D'ailleurs on verra un scooter se coucher dans un virage un peu trop serré (et beaucoup trop chargé le scooter quand même). 

Au deuxième village, nous nous arrêtons dans un petit restaurant, nous avions l'impression d'être seul au monde. Ça n'a pas duré, puisque des cars de touristes sont arrivés et on est vite reparti. 

Après deux avions, nous débarquons au Vietnam. Changement complet d’atmosphère (et de climat +15°C !), plus fouillis mais il y a de l'effervescence. 

On part pour le vieux quartiers d’Hanoï, pour dîner. Première confrontation avec la circulation ici : un milliard de deux roues et quelques voitures. Les feux tricolores sont surtout là pour décorer les rues et pour traverser, il faut prendre votre courage à deux mains, ils ne s'arrêtent pas. Bon, je dois avouer que j'ai voulu faire demi-tour après la deuxième traversée de boulevard (et rentrer à ma maison). Aurélien, plus persévérant, nous a emmené (entier) dans le vieux quartier, autour d'un lac. Le voyage et la chaleur (et la circulation, je vous ai parlé de la circulation ??) font qu'on ne se fera pas de vieux os ce soir là.

 

Le lendemain, on se rend au Centre Hô Chi Minh (sa "maison" et son mausolée) mais on n'y entrera pas (les shorts sont interdits mais à une température de 36°C ressentie, on ne pouvait pas faire autrement !). On continue donc notre chemin, à nous balader dans la ville. On retourne dans le vieux quartier : entre façades coloniales françaises, stands de nourriture, arbres gigantesques et deux roues, on ne sait plus où regarder. On retrouve notre lac de la veille et là merveille, le week end il est fermé à la circulation. On regardera la vie locale pendant un petit temps depuis notre banc. 

Le soir, on essaye un restaurant de rue (on est un peu frileux sur la nourriture, pas quelle ne soit pas bonne - au contraire - mais on veut pas passer 8 heures dans un bus à être malade). Au moment de payer, on lui donne un billet de 500 000 d (oui on a eu notre premier million en cash le matin !) et il nous rend 330 000 d en retour. Aurélien lui tend un billet de 200 000 pour le pourboire (on est pas encore habitué à la tête des billets) et le monsieur refuse gentiment disant que c'est beaucoup trop (en effet, c'est plus que notre repas - Environ 7€50 !)

Pour rentrer et le jour suivant, on passera par les rails qui traversent la ville, beaucoup plus sûrs que de prendre les routes. C'est assez impressionnant de voir les trains qui passent à quelques centimètres des maisons et des les boutiques. 

 Deuxième jour, on part chercher nos billets de train pour la suite du voyage. Bien plus facile qu'en Chine. Et on repart se promener en ville. On arrive devant la Cathédrale Saint Joseph, on entre mais comme on est dimanche, il y a une messe et celle-ci est en français.

On retrouve après quelques heures de marche notre lac adoré, mais il y a plus de monde que la veille et beaucoup plus de locaux. L'ambiance est festive et le lac est à l'ombre, c'est agréable. 

 

On retourne dans notre resto de la veille (c'était bon et on est pas tombé malade !). Après avoir commandé, on entend des gens crier à 100 mètres de nous et à se mettre à courir. Un peu étonné, on regarde ce qu'il se passe : de grandes flammes sortent de l'immeuble d'à côté. Plus dégourdis que nous, ils se jettent sur des extincteurs et se mettent à vaporiser les flammes (très impressionnantes déjà). Deux minutes plus tard, l'affaire était réglée. Pas besoin de pompiers, ils ont tout éteint tout seul. 

On déménage dans un autre quartier pour avoir notre propre appartement pendant plusieurs jours. Qui dit propre appartement, dit cuisine et donc courses. 

 

On part donc le premier jour, au supermarché chercher les victuailles de la semaine. On choisi un Carrefour (au cas où il y aurait plus de produits importés et que les étiquettes seraient traduites en anglais - vous moquez pas mais savez-vous faire la différence entre un savon pour se doucher et un savon pour la lessive vous ? Et il fallait qu'on achète des fourchettes...). 

On prend notre caddie et roule ma poule. Pas facile de sillonner les rayons, il y a effervescence dans ce magasin 1. parce qu'on est samedi et 2. il doit y avoir quelques promos dans le coin. On met le caddie dans un rayon vide pour se déplacer plus vite. A notre retour, un monsieur est en train de partir avec (il y a déjà des choses dedans, je tiens à le préciser). Je le rattrape et reprends mon caddie (non mais !). On le lâche 30 secondes et là, un ado commence à le prendre et à s'amuser avec. On était à côté donc on le récupère rapidement. Mais comme on n'est pas très malin et que les rayons sont sacrément petits, on le pose pour aller chercher de l'eau. Et bien, jamais deux sans trois, vol de caddie et cette fois-ci on ne le retrouvera pas ! 

Dans la joie et la bonne humeur, on retourne à l'entrée du magasin, pour récupérer les articles qu'on avait déjà mis dans notre chariot mais cette fois-ci, on les met directement dans nos sacs à dos, tant pis si c'est interdit ! Près d'une heure après on ressort, après avoir attendu des lustres à la caisse, parce qu'ils demandent le prix unitaire de tout ce que la caissière passe et vérifient ses moindres mouvements. On va pouvoir manger plein de légumes des pâtes bolognaises !

 

Le deuxième jour, direction le quartier de l'ancienne concession Française. On démarre par un quartier plutôt huppé avec beaucoup plus d'étrangers qu'à l'habitude. Étrangement, c'est là qu'est aussi le premier lieu où a démarré le parti communiste Chinois. Ensuite, dédales de rues avec des rangées de platanes, des jolies maisons dans un style architecturale plus européen qu'à l'habitude.

On fini par le quartier de Tianzifang, des toutes petites rues, remplies elles aussi de restaurants plus appétissants les uns que les autres.

Le lendemain, on se prépare pour aller à Disney Shanghai (vous nous connaissez, on ne pouvait pas passer si près d'un parc Disney sans y mettre les pieds !). Alors qu'on arrive à notre destination, des vendeurs d'oreilles de Mickey dont déjà en train de déballer leur marchandise dans le métro. Au final, 1/3 des personnes croisées dans le parc portent de fausses oreilles de Mickey !

Devant l'entrée, une jolie file d'attente est déjà en place (peu importe quel parc Disney, ça ça ne change pas !). Une gestion parfaite des fastpass et le temps franchement pas au rendez-vous nous a permis de faire toutes les attractions que l'on souhaitait. Aurélien a réussi à se faire doubler trois fois par la même personne dans la même attraction (on ne les change pas...) mais il a été également remis à sa place à chaque fois !

 

Si vous avez un doute, ce n'est pas de la joie qu'on lit sur mon visage ! 

Les jours suivants, on repart pour la concession Française, profiter de l'ambiance du quartier. 

Après 7 heures de train depuis Xi'an, nous arrivons à Shanghai (prononcez Shang Hai) qui sera notre dernière étape en Chine. 

L'hôtel est bien situé mais vieillissant et sale (bonjour premier cafard de l'aventure !) mais on y restera que deux jours, après on s'installera dans un AirBNB. 

 

Le premier jour, on part découvrir la ville. Le quartier du Bund et la fameuse skyline de Shanghai sont à deux pas. On arrive dans un premier quartier très touristique -Yuyan Market - où tous les 100 mètres une dame essaye de nous vendre un vrai sac Chanel ou une montre Rolex. 

On s'installe dans un petit restaurant très local (Pizza Hut) pour notre déjeuner (on en pouvait plus des soupes de nouilles). La table à côté de nous prendra une pizza au durian (le produit phare de Pizza Hut, on a pas essayé, on s'est contenté du cheesecake au durian...). Pour ceux qui ne connaissent pas, le durian est un fruit qui sent atrocement mauvais, à tel point point qu'il est interdit d'en emporter dans les espaces fermés en Asie. Pas mauvais, mais il faut réussir à passer l'odeur !

 

 

On continue ensuite au Bund, un quartier où les immeubles datant du début du XXème siècle font face aux gratte-ciel fraîchement sorti de terre. Une promenade longe la rive, sauf qu'on est dimanche est qu'elle est surpeuplée. On décide alors de partir pour l'autre rive, mais obligatoirement en métro puisqu'il n'y a pas de pont ! 

On se retrouve alors à marcher en file indienne pendant 30 min, entourés de policiers et de leurs sifflets ramenant les brebis qui se seraient égarées dans le droit chemin vers le métro. On monte dans le wagon, le métro part et le conducteur baragouine quelque chose en chinois. Bon, bah on s'arrêtera pas à l'arrêt prévu, il est fermé pour la journée. On descend donc à l'arrêt suivant  (je vous rappelle qu'ici entre deux arrêts on est à minimum 30 min de marche) et on se dirige vers le quartier des affaires. Un semblant d'air de la Défense, sauf que les petites routes de chez nous sont des grandes avenues ici (pour les traverser, le feu est pile poil à la bonne durée en marchant assez vite) et les gratte-ciel nettement plus hauts.

 

Mais le quartier est bouclé par la police (d'où la station de métro fermée) car un congrès international se tient à Shanghai à partir du lendemain. On fait un petit tour dans le centre commercial en espérant pouvoir aller voir la rive mais on ne peut pas aller plus loin. 

 

 

Le deuxième jour on repasse par le quartier touristique qui est en fait un centre commercial avec des bâtiments à l'architecture chinoise mais tout est neuf (et ça fait faux). Rien de bien extraordinaire, on y reste peu de temps mais un petit jardin - Yuyan Garden, le plus beau de la ville se trouve dans ce quartier, on y trouvera quelques heures de tranquillité.

A deux pas, se trouve la vieille ville, des bâtiments pas très jolis mais un peu plus authentiques. Ici, pour sécher son linge, il suffit de l'étendre dans la rue en l'accrochant sur ce qu'on a sous la main. 

Nous voici arrivés à Hangzhou, cette jolie ville à 1 heure de Shanghai est surtout connue pour son lac de l'Ouest (comprenez à l'Ouest de la ville et non à l'Ouest de la Chine !) On y fera un arrêt de deux jours ce qui nous permettra de nous éloigner un peu des grattes ciel de Shanghai et de sa foule ! Cette ville fait partie des 10 villes les plus visitées en Chine et elle apparaît également sur les billets de 1 yuan.  

Après avoir déposé nos affaires dans un très joli hôtel, on part à la découverte de la ville. On arrive au niveau du lac et là des rangées de chaises en direction du lac, du monde et des policiers qui fouillent les personnes entrant dans la zone. On ne sait pas trop ce qu'il se passe mais il va y avoir de l'animation. Alors qu'on essaye de décrypter un panneau en chinois à l'aide de google translate, un chinois nous demande s'il peut prendre une photo de nous deux (au moins il ne nous aura pas dévisagé pendant 30 minutes avec insistance !).

Ne sachant pas ce qu'il se passe, on décide de se positionner juste derrière les chaises et d'attendre. La foule commence à se densifier mais très étrangement, les Chinois ne nous collent pas (on s'est demandé si on sentait pas mauvais mais la seule explication qu'on a trouvé c'est qu'Aurélien est grand ici et donc ils ne voyaient rien... mais on devait sentir mauvais aussi :) ). Au bout d'une heure (on allait laisser tomber) démarre un spectacle de fontaines avec lumières et sons, très bien fait !

 

Le lendemain, nous décidons de partir sous la pluie à la découverte de la ville. On arrive sur un petit quartier de vieilles rues très touristique et on s'essaye à une friandise locale plus spectaculaire que goûteuse... 

 

Un escalier à droite attire notre œil et comme il n'y a pas de panneau d'interdiction de monter, on tente. On arrive sur des remparts, en haut des petites collines qui surplombent la ville, le tout dans la forêt, on a de la chance ! Après un peu de marche dans la forêt, on découvre un bâtiment, apparemment construit lors de l'exposition universelle de Shanghai en 2010 qui a été ensuite déplacé et reconstruit à Hangzhou. Au rez-de-chaussée, une maquette de la ville au début du siècle et du haut du 4ème étage (sur 6) on peut voir un très beau panorama du fameux lac.

 

Et de l'autre côté du lac, on retrouve les buildings habituels de Chine. 

 

Le deuxième jour, nous partons faire le tour du lac. 15 km de balade aménagée autour et sur le lac (ils ont construit un chemin traversant le lac, entouré d'arbre, très agréable). On rencontrera des amateurs de cerfs-volants (ils les font voler très loin, dans les nuages, c'est assez impressionnant), des pêcheurs et pas mal de visiteurs. Le vue du lac est jolie, entouré par des montagnes et cette brume donne un air mystique à l'endroit. 

Toutes nos photos sont ici

Nous avons croisé très peu de touristes étrangers et je voulais partager le regard que la plupart des gens jettent (principalement) sur Aurélien :)

 

 

Le troisième jour, on se rend à la gare des bus pour aller voir la fameuse armée des soldats en terre cuite. 

Minute histoire : Le premier empereur de Chine a fait construire des milliers de soldats grandeur nature pour le protéger dans la mort. Les ouvriers auraient été enterrés vivant pour ne pas dévoiler l'emplacement de ce trésor. Il y a 40 ans, des paysans ont découvert ces fosses avec des milliers de soldats, chevaux et chars. Aujourd'hui seule une partie est visible mais elle reste très impressionnante. Les visages sont quasiment tous différents les uns des autres. Une partie n'a pas encore été mise à nue car les pigments qui colorent les soldats disparaissent lorsqu'ils sont à l'air libre et tant que les technologies ne seront pas assez puissantes, ils ne le déterreront pas. C'est quand même l'une des plus grande découverte archéologique de ces dernières années (à tel point que beaucoup de gens ont émis des doutes sur l'authenticité de la découverte). 

Bref, deux heures pour tout visiter et en prendre plein la vue. La première fosse est la plus impressionnante avec ces milliers de soldats en rang d'oignon. Les deux autres qui suivent sont plus petites mais on peut voir des chevaux ainsi que l'état originel dans lequel ces statues ont été trouvées (c'est à dire en miettes).

Comme dans chaque site majeur en Chine, la foule est toujours dans les parages. Heureusement nous sommes arrivés tôt car au moment de partir du site on est retourné dans le premier hangar (la lumière avait changé) et on est tombé sur une armée de soldats en terre cuite entourée d'une armée de touristes, tous prêts à se pousser pour faire un selfie (d'ailleurs on est pas resté longtemps, c'était intenable).

 

Pour sortir, on passe (comme d'habitude) par un énorme complexe touristique (tout neuf) avec des vendeurs de répliques miniatures des soldats et les plus grosses chaines de fastfood... Il nous faudra presque 20 minutes pour le traverser sans s'arrêter ! Un chinois rabatteur d'un restaurant se pose devant nous et nous ordonne de nous asseoir dans son restaurant pour manger (clairement il sait parler aux touristes). On sautera rapidement dans le premier bus du retour pour qu'il nous laisse tranquille. Le bus local du retour est une expérience en elle-même. Sur une heure de trajet, nous avons eu le droit à une heure de klaxon environ et on a bien failli tuer deux trois piétons qui osaient traverser sur les passages piétons (non mais !).

 

Quatrième jour, on décide de retourner dans le quartier musulman pour visiter la mosquée. Une mosquée à l'architecture chinoise, c'est pas banal. Si on ne nous avait pas dit que c'était une mosquée, on ne l'aurait pas deviné. Toute l'architecture reste chinoise mais quelques détails tels que les écritures en arabe font un mélange peu habituel. 

 

Un petit tour ensuite dans le marché de souvenirs où l'on trouve entre deux répliques de soldats en terre cuite, les derniers sacs Louis Vuitton et ceintures Armani (dernière collection, je vous le dis !).

 

A une intersection de deux boulevards, on croise un très (très) grand écran de télévision avec des photos du carrefour et une camionnette de police en dessous. En fait, ce sont les caméras de ce carrefour qui prennent en photo les personnes qui traversent au petit bonhomme rouge. Leur photo est ensuite affichée en très (très) grand sur ces écrans, et avec la reconnaissance facile, il y a leur numéro d'identification d'affichée (on a pas fait les parisiens, on a toujours traversé au vert, promis).

 

Le soir, on part voir la grande pagode de l'oie. Pour y aller on part en métro. Un enfant d'une dizaine d'année croise le regard d'Aurélien, s'arrête dans sa conversation et lui dit un grand Hello avec le sourire jusqu'aux oreilles, ce qui fera bien rigoler sa famille. Il raconte deux trois trucs en chinois (qui font rire tout wagon) et on sent bien que sa famille le pousse à continuer à s'exercer avec nous. Il se lance "Do you live in the USA ?" Aurélien lui répond que non, on vient de France. Pas de chance pour lui, il n'a pas appris le mot France en anglais (mais heureusement sa mère lui traduira). On est souvent dévisagé en Chine, soit on est extrêmement beau, soit l'occidental voyageant dans les transports en commun n'est pas encore très répandu (rayez la mention inutile).

 

Arrivés à la grande pagode de l'oie pour voir une spectacle de fontaines apparemment gigantesque, on se rend compte que le site est fermé pour travaux. Tant pis, de nuit la balade reste agréable. On va ensuite manger dans un restaurant à proximité qui fait des nouilles de 3,8 mètres ! On partage notre table avec un chinois mangeant seul (le restaurant était plein) mais malheureusement ne parlant pas anglais. 

On déguste tant bien que mal notre nouille de 3,8 mètres (c'est pas facile avec des baguettes) mais on apprend avec notre hôte d'un soir comment la déguster : la tête très très près du bol pour éviter de s'en mettre plein partout et ne pas lésiner sur le bruit quand on mange ! On trempe la nouille dans un bol de soupe, puis dans un autre en fonction du bouillon qu'on choisi.

De Pingyao nous rejoignons Xi'an en TGV. Cette fois ci c'est 3 heures de train mais le wagon sentira des pieds (ou de la nourriture non identifiable) pendant tout le trajet. 

Après une heure de métro et un peu de marche, on arrive dans notre nouvel hôtel situé dans un quartier avec des centres commerciaux à chaque coin de rue, un KFC/Starbuck/Pizza hut tous les 100m. 

On restera 4 jours dans la ville, surtout connue pour la fameuse armée de soldats en terre cuite. 

 

Le premier jour, nous avons pour mission de trouver une laverie (je sais, c'est toujours pas glamour comme sujet mais c'est l'envers du décor quand on voyage avec 2 semaines de vêtement sur le dos). On découvre que dans l'hôtel une machine à laver est en libre service, hourra victoire (on a jamais été autant heureux de laver son linge). Seul problème, comme souvent en Chine, il faut payer avec WeChat : une application qui ressemble à WhatsApp mais qui leur permet également de tout payer ici sans sortir sa carte bleue. Malheureusement pour les étrangers de passage, il faut un numéro chinois pour utiliser le service de la machine à laver et un compte bancaire en Chine (on a crié victoire trop vite). 

On demande confirmation à la réception de ce qu'on a réussi à décrypter avec google translate (une personne de leur équipe parlait anglais) et en effet, il faut un numéro chinois. On part alors dans la boutique d'à côté pour avoir une carte SIM, mais il faut une carte d'identité chinoise... On cherche sur internet des adresses de laverie, on teste deux adresses mais on ne trouve que des pressings (ça fait cher le lavage de chaussettes).

Dans un dernier élan de personne désespérée, on retourne à la réception lui faire les yeux doux quémander pour qu'il accepte notre cash et paye pour nous. Notre charme désespoir fait que finalement il accepte, au bout de 4 heures, on l'aura eue cette machine ! 

 

Le cœur léger, on part dans le quartier musulman de la ville. Xi'an était la porte d'entrée de la route de la soie, une importe communauté musulmane s'est installée et le quartier est réputé pour être très animé. 

Une grande rue presque piétonne (toujours deux ou trois scooters prêts à te rouler sur les pieds en klaxonnant) remplie de stands de nourriture. Chaque vendeur crie pour qu'on vienne dans leur stand puisqu'ils vendent pratiquement tous la même chose (et au même prix) : des brochettes d'agneau (délicieuses), des sandwich au bœuf mariné, des jus de grenade frais ou encore des portions de fruits du jacquier. C'est dans ce quartier qu'on croisera le plus de touristes étrangers. 

On passe devant les jolies bell et drum towers qui sonnaient le début des journées pour l'une et la fin pour l'autre. 

Le deuxième jour, on se rend sur les remparts. A l'identique de Pingyao, le centre ville est entouré de remparts, plus grands et plus larges et en parfait état. On loue un tandem et on passe deux heures pour faire le tour complet du centre ville. La vue n'est pas fabuleuse, le centre ville étant moche (il faut dire les choses comme elles sont) mais les remparts sont agréables et il y a peu de monde. 

Nous quittons Pékin pour rejoindre la ville de Pingyao, à 4 heures en TGV. 

On arrive avec une heure d'avance à la gare pour avoir le temps de se poser un peu trouver comment prendre le train. La gare fait la taille d'un aéroport avec des salles d'embarquement et la vérification des identités et des tickets de train se fait plusieurs fois. On arrive finalement dans la salle d'embarquement pas si en avance que ça, la file d'attente commençant déjà à s'allonger. L'embarquement démarre et nous voilà sur les quais pour montrer dans ce (beau) train. Très moderne et très spacieux, les sièges sont grands et on trouve un distributeur d'eau chaude entre les wagons (pratique, à midi, ils ont tous mangé les bols de nouilles lyophilisées !)

Après 4 heures sans encombre, on arrive dans la gare de Pingyao. Un taxi nous emmène dans la ville en passant pas les rues "locales" qui ressemblent plus à des autoroutes. Il nous dépose devant les remparts du centre ville car celui-ci est interdit aux voitures. 

Sacs à dos sur le dos, on entre dans cette cité médiévale la mieux conservée de Chine et qui est classée au patrimoine de l'UNESCO. On dépose nos affaires dans un petit hôtel situé dans une vieille maison avec le mobilier très typique de la région (dans l'ancienne Chine) ! 

 

Le gérant parle anglais (fait assez rare pour l'écrire ici) et nous présente une première chambre. Ensuite, il nous présente une deuxième chambre plus "haut de gamme" (on reste sur des hôtels à 20€, n'imaginez pas le Georges V) pour deux euros de plus par jour. Il nous dit que son hôtel sera plein demain et que son offre ne sera plus aussi avantageuse (on a des têtes de pigeon ?). Mais bon, la chambre est mieux que la première et le dernier hôtel à Pékin était horrible donc on décide de payer. Notre (nouvelle) chambre (de pigeon) est un peu isolée du reste de l'hôtel et elle sera bien plus calme que la première présentée (pour votre parfaite information, les chinois ne se parlent pas, ils se hurlent dessus toute la journée et à 6h du matin c'est assez fatiguant).

 

On part ensuite chercher nos tickets, ils donnent accès aux remparts de la ville mais également à une vingtaine de bâtiments préservés et décorés comme dans le passé. On visite donc sur trois jours, les maisons des grandes familles de la ville, des temples ou encore les remparts. La ville reste touristique (mais dans une moindre mesure qu'à Pékin, bien sûr), les deux grandes rues Nord/Sud et Ouest/Est ne manquent pas de restaurants et de boutiques en tout genre. 

La nuit, les devantures sont illuminées par les lanternes rouges et des petits marchants vendent toutes sortent de brochettes de viande (et des trucs qu'on a pas réussi à identifier) ou des gâteaux, sur des brochettes (les chinois ont l'air de raffoler de manger leur nourriture sur des brochettes, en même temps les baguettes c'est pas toujours facile !). 

 

On décide de suivre les conseils des deux français qu'on a rencontré à la gare et qui sont habitués à venir à Pékin : on part à Mutianyu.

Le troisième jour, on s'aventure pour partir sur ce tronçon en bus local. A Pékin le métro est très facile à utiliser, tout est traduit en anglais. Par contre le bus local, c'est une autre histoire. 

On fait la queue devant le bus 916 express (les barrières sont tellement serrées que personne ne peut nous doubler et c'est tant mieux) ! Au moment de monter dans le bus, le contrôleur nous indique que ce n'est pas le bon bus et nous laisse sur le côté. Un autre bus arrive, et là, ils montent tous. On ne savait plus trop si c'était le bon. Une dame nous demande si on va à Mutianyu et nous indique que c'est dans celui là qu'il faut monter (tout ça en langue des signes !). On joue des coudes mais on arrive à monter et avoir des places assises, c'est parti pour une heure de trajet. 

On descend à un arrêt de bus qu'on avait trouvé sur internet pour prendre un deuxième bus. On avait été prévenu que des rabatteurs pour des taxis ou des mini bus allaient nous attendre au tournant mais pas à ce point là... Ils nous ont collés pendant une demi heure pour qu'on monte avec eux... 

Notre bus arrive, on monte mais un chinois devant nous redescend directement en disant "No". On décide de le suivre, en se disant que ce n'est finalement pas le bon bus. Un autre arrive avec le même numéro (mais surement des caractères chinois différents) et là il monte et on fait de même. 

Je le scrute pendant tout le trajet pour voir quand il descend et arrivé à l'arrêt, il me fait gentiment signe que c'est ici (je crois que j'ai été repérée !!). Heureusement qu'il était là, parce qu'il n'y a aucune indication dans le coin. 

 

Trois heures depuis notre départ de l'hôtel, nous voilà enfin à la muraille de Chine et depuis le bas de la colline, c'est déjà très impressionnant de la voir se tortiller sur les hauteurs et sur des kilomètres. 

On décide de ne pas prendre les navettes et de monter à pied (ou comment se rajouter 1h de marche !) On passe le grand centre touristique (avec son Burger King) et on arrive à l'entrée. 

Là trois choix étaient possibles : télécabine, télésièges ou nos petits pieds. 

Et bien, on est monté à pied, plus de 4 000 marches (Attaquons l'exercice, pour défaire les Huns... Quand tout te fait penser à Mulan ici) pour finalement arriver sur la muraille.

On a passé 4 heures à monter, descendre dans tous les sens. 

Et le soulagement, peu de monde sur place et pas de pollution visible, on a réellement pu en profiter ! On aura vaincu cette (petite portion de) Muraille de Chine ! 

Nos photos sont ici

 

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