Entre deux trains, nous avons fait un arrêt de deux jours dans la ville de Iekaterinbourg, 4ème ville de Russie. 

Le résumé va être bref, c'est une très grosse ville et niveau attraction touristique c'est plutôt restreint. 

On a suivi une ligne rouge sur un trottoir qui nous a permis de découvrir les pincipaux lieux de la ville (c'est à dire pas grand chose...). L'église de Tous-les-Saints-sur-le-Sang-Versé était cependant jolie, elle fut érigée en commémoration de l'assassinat du dernier Tsar de Russie et de sa famille par les Bolchéviks en 1918. 

On a ensuite repris le train pour Irkoutsk (imprononçable), porte d'entrée pour le lac Baïkal. 

Irkoutsk change des villes que l'on a pu faire précédemment en Russie. Plus petite, avec des bâtiments moins impressionnants. On y trouve beaucoup de maisons en bois, bien souvent dans un état délabré (dommage, elles ont du cachet). 

C'est dans cette ville que suite à la tentative de coup d'état à Saint-Pétersbourg par des nobles russes en Décembre 1825 (appelés par la suite les Décembristes), le Tsar les a envoyé en exil.  C'était soit les travaux forcés et la sibérie, soit la mort...  Ce triste sort a quand même permis à cette ville de s'enrichir culturellement, nombre d'écrivains et musiciens sont venus à la demande des Décembristes.

On décide de partir au lac Baïkal pour la journée (à 70 km de la ville quand même) en bus. 

On prend nos tickets, peu de personne au départ (environ une 10aine, dans un mini bus). Personne devant nous, chouette on va pouvoir se reposer un peu. C'était sans savoir que 200m plus loin, une 10aine de personne monte à un arrêt de (mini) bus et là, des gens debout et il fait particulièrement chaud à l'arrière. On découvre que le mini bus s'arrête là où les russes demandent, ils payent et ils descendent. Même sur l'autoroute ! (cherchez pas les prix, c'est le chauffeur qui décide).

Au bout d'1h20, on arrive à destination, directement face au lac. L'eau est transparente, ça donne envie de s'y baigner mais vu la température, on a pas tenté...

 

On prend la route pour aller au téléphérique qui nous promet un panorama sur le lac. 

Après 5km et deux-trois détours parce qu'il n'y a aucun panneau (le tourisme à la Russe), on arrive au pied du téléphérique (qui sert l'hiver pour la petite piste de ski). Arrivé au panorama en haut (et son lot de foulards et vieilles lingettes accrochés à un arbre) on découvre le lac, plus grande réserve d'eau douce au monde. Joli en effet et on a de la chance, il n'y a quasiment personne. 

On fait le tour de cette ville fantôme (mais extrêmement touristique en haute saison et les WE) et on retourne à l'arrêt de bus. Un chauffeur nous crie "Irkoutsk ?", on comprend qu'il faut qu'on monte pour le prix on verra plus tard. Autant à l'aller, le mini bus était récent et le chauffeur bon conducteur, autant au retour, on tombe sur un mini bus qui a bien vécu (ses amortisseurs aussi) et un chauffeur un peu plus foufou (les limites de vitesse et les feux rouges, connait pas !)

Arrivés pratiquement à l'hôtel, on paiera plus cher qu'à l'aller (la fameuse roulette russe).

 

Le lendemain, c'est départ pour Pékin. On arrive à l'aéroport, aucune trace de notre vol sur les écrans (ça commence bien). La dame de l'information nous indique que l'aéroport international est le bâtiment juste à côté (le moche en bleu). On quitte donc notre beau bâtiment tout neuf avec du monde pour aller dans celui d'à côté tout vide, tout moche et surchauffé. 

Pas de comptoir d'enregistrement (et puis c'est l'aéroport international donc on a tout écrit en russe !), on va donc voir le guichet des informations. Et on a été bien reçu... La dame ne faisait pas d'effort comme on ne parlait pas russe. Dans un élan de bonté, en pestiférant et en roulant ses yeux au ciel, elle accepte d'ouvrir son application google trad pour nous demander où on va. Pékin ! Bon l'enregistrement ouvre dans 4h, attendez sur les sièges sans dossier collés au chauffage brulant... 

On pensait manger et se poser à un café (à Londres ça s'était bien passé) mais vu que l'aéroport est complètement vide, on mangera nos doigts !