Après trois semaines en Russie, nous voici arrivés à Pékin. 

Deux heures pour passer le contrôle des passeports, à 5h du matin, il y a beaucoup d'avions étrangers qui arrivent apparemment. Une petite frayeur pour récupérer nos bagages puisqu'au bout de 2 heures, ils ne sont plus sur les tapis mais disposés en vrac devant le bureau des réclamations... On arrive ensuite à la capital dans la matinée, pas de métro bondé comme on aurait pu l'imaginer. 

Et là, c'est un changement de décor radical avec la Russie. 

L'architecture des bâtiments en centre ville est bien conservée et notre hôtel se situe dans un petit quartier avec plein de ruelles dans tous les sens, telles qu'on peut l'imaginer dans nos deux petites têtes françaises. 

 Vous trouverez toujours nos photos ici.

On se dit qu'après seulement une heure de sommeil, on va se promener tranquillement dans les rues. On pousse donc notre marche jusqu'à l'arrière de la cité interdite mais notre fatigue et la pollution (on voit difficilement le bout des rues) font qu'on fait rapidement demi-tour pour aller se coucher. C'est pas grave, on reste 5 jours. 

Le soir, on se perd dans les rues de notre quartier pour trouver un petit restaurant, rempli que de chinois (bon signe). On commande un peu à l'aveugle même si on connait les bases de la nourriture chinoise (merci le 13ème),et pour un premier essai on est très satisfait (sauf les proportions qui sont assez conséquentes ici). 

 

Le lendemain, on décide de visiter la cité interdite. Arrivés vers l'entrée, un tuktuk nous propose un tour et nous crie "Close on monday"... Bon, mon Lonely Planet est trop vieux, je n'avais pas les jours de fermeture. 

 Tant pis, on décide de continuer jusqu'à la place Tian'anmen. On passe une sécurité poussée (les chinois doivent même badger leur carte d'identité pour rentrer...) mais la vue est décevante, la pollution étant beaucoup trop importante. 

On décide alors d'aller chercher nos billets de train pour la suite de notre voyage, la gare n'étant pas très loin à pieds. Erreur, tout est très loin à Pékin. Entre deux stations de métro, il peut facilement y avoir une demi heure de marche... 

On va vers le guichet qui est indiqué comme parlant anglais (facile, c'est là où tous les étrangers se sont réunis) ! On fait la connaissance de deux professeurs Nantais qui sont arrivés avant nous et qui s'excusent car ils ont une classe de 36 élèves et que pour chaque billet à imprimer, la dame au guichet doit vérifier les noms, prénoms, numéros de visa et de passeports... 

Pendant la grosse heure d'attente (et le nombre impressionnant de chinois qui essaye de nous doubler pour avoir leur billet alors que la file d'attente est à rallonge...) on sympathise avec les nantais. 

Anecdote : le matin même, ils ont reçu un appel d'un général les rappelant à l'ordre car un de leurs élèves pendant la visite était grimpé dans un objet sacré dans la cité interdite. Avec la reconnaissance faciale (photo qu'on fait lors de l'entrée sur le territoire) et en recoupant les informations, ils ont réussi à les retrouver... Ils ont dû détailler leur trajet jusqu'à la date de retour et plus aucun faux pas, sinon ils sortent du pays.

 

On récupère finalement nos billets et on part pour le Palais d'été, un peu plus éloigné de la ville (et de la pollution, on espère). 

Arrivés sur place (un peu tard), on prend nos billets et on rentre. On découvre une foule de personnes, principalement des groupes de touristes avec des guides qui crient dans leur micro), une marée humaine. A l'intérieur on ne peut pas décider où on va, c'est le flux de personnes qui nous oblige à aller dans une direction et pas l'autre.

On fait un petit tour tant bien que mal, mais au bout d'une heure, on ne supporte plus la foule et le bruit, on rentre se reposer, demain c'est la muraille de Chine. 

 

Les deux nantais nous avaient conseillés de ne pas partir sur la partie la plus touristique de la muraille (mais aussi la plus facile d'accès par nos propres moyens) et de prendre un autre site appelé Mutianyu. Après la foule qu'on venait de subir, on décidera de suivre leur conseil. 

Le troisième jour, on part donc sur la muraille. Mais je vous le raconte dans le prochain billet :)

Le quatrième jour, une lessive serait la bienvenue car on arrive à la fin de nos vêtements propres. 

On décide alors de chercher une laverie automatique. Internet étant notre ami, on trouve très peu d'adresses, on en essaye une mais on ne trouvera jamais la laverie. Tant pis, on fera notre lessive à la main. 

La journée étant bien entamée, on part faire un tour dans notre quartier où se trouve un parc et plus précisément plusieurs lacs en plein cœur de Pékin: le parc de Shichahai. 

La cadre est très agréable, peu de foule (ouf) et peu de deux roues. 

On croise des pêcheurs, des joueurs de ping pong (pas cliché, pas cliché), un kayakiste et des nageurs (l'eau est transparente mais le fond est rempli d'algues et de bouteilles de verre, miam...)

 

Le cinquième jour, on change d'hôtel (petite erreur de réservation) et on se retrouve à côté de la gare comme on prend le train le lendemain. 

On devait aller visiter la cité interdite mais on met trois heures à trouver notre hôtel, on ne pourra malheureusement pas y aller (mais ça nous donne une excuse pour revenir en Chine !)