Nous quittons Pékin pour rejoindre la ville de Pingyao, à 4 heures en TGV. 

On arrive avec une heure d'avance à la gare pour avoir le temps de se poser un peu trouver comment prendre le train. La gare fait la taille d'un aéroport avec des salles d'embarquement et la vérification des identités et des tickets de train se fait plusieurs fois. On arrive finalement dans la salle d'embarquement pas si en avance que ça, la file d'attente commençant déjà à s'allonger. L'embarquement démarre et nous voilà sur les quais pour montrer dans ce (beau) train. Très moderne et très spacieux, les sièges sont grands et on trouve un distributeur d'eau chaude entre les wagons (pratique, à midi, ils ont tous mangé les bols de nouilles lyophilisées !)

Après 4 heures sans encombre, on arrive dans la gare de Pingyao. Un taxi nous emmène dans la ville en passant pas les rues "locales" qui ressemblent plus à des autoroutes. Il nous dépose devant les remparts du centre ville car celui-ci est interdit aux voitures. 

Sacs à dos sur le dos, on entre dans cette cité médiévale la mieux conservée de Chine et qui est classée au patrimoine de l'UNESCO. On dépose nos affaires dans un petit hôtel situé dans une vieille maison avec le mobilier très typique de la région (dans l'ancienne Chine) ! 

 

Le gérant parle anglais (fait assez rare pour l'écrire ici) et nous présente une première chambre. Ensuite, il nous présente une deuxième chambre plus "haut de gamme" (on reste sur des hôtels à 20€, n'imaginez pas le Georges V) pour deux euros de plus par jour. Il nous dit que son hôtel sera plein demain et que son offre ne sera plus aussi avantageuse (on a des têtes de pigeon ?). Mais bon, la chambre est mieux que la première et le dernier hôtel à Pékin était horrible donc on décide de payer. Notre (nouvelle) chambre (de pigeon) est un peu isolée du reste de l'hôtel et elle sera bien plus calme que la première présentée (pour votre parfaite information, les chinois ne se parlent pas, ils se hurlent dessus toute la journée et à 6h du matin c'est assez fatiguant).

 

On part ensuite chercher nos tickets, ils donnent accès aux remparts de la ville mais également à une vingtaine de bâtiments préservés et décorés comme dans le passé. On visite donc sur trois jours, les maisons des grandes familles de la ville, des temples ou encore les remparts. La ville reste touristique (mais dans une moindre mesure qu'à Pékin, bien sûr), les deux grandes rues Nord/Sud et Ouest/Est ne manquent pas de restaurants et de boutiques en tout genre. 

La nuit, les devantures sont illuminées par les lanternes rouges et des petits marchants vendent toutes sortent de brochettes de viande (et des trucs qu'on a pas réussi à identifier) ou des gâteaux, sur des brochettes (les chinois ont l'air de raffoler de manger leur nourriture sur des brochettes, en même temps les baguettes c'est pas toujours facile !).