Le troisième jour, on se rend à la gare des bus pour aller voir la fameuse armée des soldats en terre cuite. 

Minute histoire : Le premier empereur de Chine a fait construire des milliers de soldats grandeur nature pour le protéger dans la mort. Les ouvriers auraient été enterrés vivant pour ne pas dévoiler l'emplacement de ce trésor. Il y a 40 ans, des paysans ont découvert ces fosses avec des milliers de soldats, chevaux et chars. Aujourd'hui seule une partie est visible mais elle reste très impressionnante. Les visages sont quasiment tous différents les uns des autres. Une partie n'a pas encore été mise à nue car les pigments qui colorent les soldats disparaissent lorsqu'ils sont à l'air libre et tant que les technologies ne seront pas assez puissantes, ils ne le déterreront pas. C'est quand même l'une des plus grande découverte archéologique de ces dernières années (à tel point que beaucoup de gens ont émis des doutes sur l'authenticité de la découverte). 

Bref, deux heures pour tout visiter et en prendre plein la vue. La première fosse est la plus impressionnante avec ces milliers de soldats en rang d'oignon. Les deux autres qui suivent sont plus petites mais on peut voir des chevaux ainsi que l'état originel dans lequel ces statues ont été trouvées (c'est à dire en miettes).

Comme dans chaque site majeur en Chine, la foule est toujours dans les parages. Heureusement nous sommes arrivés tôt car au moment de partir du site on est retourné dans le premier hangar (la lumière avait changé) et on est tombé sur une armée de soldats en terre cuite entourée d'une armée de touristes, tous prêts à se pousser pour faire un selfie (d'ailleurs on est pas resté longtemps, c'était intenable).

 

Pour sortir, on passe (comme d'habitude) par un énorme complexe touristique (tout neuf) avec des vendeurs de répliques miniatures des soldats et les plus grosses chaines de fastfood... Il nous faudra presque 20 minutes pour le traverser sans s'arrêter ! Un chinois rabatteur d'un restaurant se pose devant nous et nous ordonne de nous asseoir dans son restaurant pour manger (clairement il sait parler aux touristes). On sautera rapidement dans le premier bus du retour pour qu'il nous laisse tranquille. Le bus local du retour est une expérience en elle-même. Sur une heure de trajet, nous avons eu le droit à une heure de klaxon environ et on a bien failli tuer deux trois piétons qui osaient traverser sur les passages piétons (non mais !).

 

Quatrième jour, on décide de retourner dans le quartier musulman pour visiter la mosquée. Une mosquée à l'architecture chinoise, c'est pas banal. Si on ne nous avait pas dit que c'était une mosquée, on ne l'aurait pas deviné. Toute l'architecture reste chinoise mais quelques détails tels que les écritures en arabe font un mélange peu habituel. 

 

Un petit tour ensuite dans le marché de souvenirs où l'on trouve entre deux répliques de soldats en terre cuite, les derniers sacs Louis Vuitton et ceintures Armani (dernière collection, je vous le dis !).

 

A une intersection de deux boulevards, on croise un très (très) grand écran de télévision avec des photos du carrefour et une camionnette de police en dessous. En fait, ce sont les caméras de ce carrefour qui prennent en photo les personnes qui traversent au petit bonhomme rouge. Leur photo est ensuite affichée en très (très) grand sur ces écrans, et avec la reconnaissance facile, il y a leur numéro d'identification d'affichée (on a pas fait les parisiens, on a toujours traversé au vert, promis).

 

Le soir, on part voir la grande pagode de l'oie. Pour y aller on part en métro. Un enfant d'une dizaine d'année croise le regard d'Aurélien, s'arrête dans sa conversation et lui dit un grand Hello avec le sourire jusqu'aux oreilles, ce qui fera bien rigoler sa famille. Il raconte deux trois trucs en chinois (qui font rire tout wagon) et on sent bien que sa famille le pousse à continuer à s'exercer avec nous. Il se lance "Do you live in the USA ?" Aurélien lui répond que non, on vient de France. Pas de chance pour lui, il n'a pas appris le mot France en anglais (mais heureusement sa mère lui traduira). On est souvent dévisagé en Chine, soit on est extrêmement beau, soit l'occidental voyageant dans les transports en commun n'est pas encore très répandu (rayez la mention inutile).

 

Arrivés à la grande pagode de l'oie pour voir une spectacle de fontaines apparemment gigantesque, on se rend compte que le site est fermé pour travaux. Tant pis, de nuit la balade reste agréable. On va ensuite manger dans un restaurant à proximité qui fait des nouilles de 3,8 mètres ! On partage notre table avec un chinois mangeant seul (le restaurant était plein) mais malheureusement ne parlant pas anglais. 

On déguste tant bien que mal notre nouille de 3,8 mètres (c'est pas facile avec des baguettes) mais on apprend avec notre hôte d'un soir comment la déguster : la tête très très près du bol pour éviter de s'en mettre plein partout et ne pas lésiner sur le bruit quand on mange ! On trempe la nouille dans un bol de soupe, puis dans un autre en fonction du bouillon qu'on choisi.