Après deux jours à Hanoï, nous prenons le bus pour 5 heures et demie de voyage direction Sapa. C'est une ville située au nord du pays, dans les montagnes, réputée pour ces jolies rizières en terrasse et la présence de plusieurs minorités ethniques. Nous y passerons deux jours complets. 

Arrivés sur place, nous perdons 15 degrés par rapport à Hanoï (1800 mètres d'altitude quand même) et les nuages traversent la ville. Sapa en elle-même n'est pas belle, c'est un lieu hyper touristique où les personnes viennent juste dormir avant de partir en trek, acheter des sacs/pantalons/parka techniques de marques (bien sûr que du faux) et où les hôtels (moches) poussent comme des champignons.

Nous louerons  donc une petite moto pour nos deux jours afin d'être libre d'aller là où on veut sans passer par des tours (et ne pas rester coincer à Sapa). 

Le premier jour, ça sera journée "Cascades". Un premier stop à la cascade d'argent (depuis la route, le filet d'eau prend une couleur argentée, d'où son nom), le deuxième stop est un point de vue sur les portes du paradis (on a mis du temps à le trouver parce qu'il y a peu d'indication et avec les nuages, on a pas trop vu les portes...). Le troisième stop se fait  à la cascade de l'amour, déjà plus impressionnante. Deux-trois photos et on rentre. Ça grimpe dur avec la moto mais elle fait l'affaire, les routes sont plutôt en bon état (mis à part deux trois nids de poule d'autruche) contrairement à ce que l'on va rencontrer le lendemain. 

Le deuxième jour, nous partons pour voir les rizières en terrasses. Nous empruntons la route sur quelques mètre, que déjà un péage se tient devant nous. On paye (comme toujours ici, on ne sait jamais si ce sont des arnaques ou des vrais tickets d'entrée) et on entame la route ou plutôt la piste. 200 mètres plus loin, nous sommes arrêtés ainsi qu'un trentaine de scooters et une dizaine de voiture : ils ont creusé la montagne pour agrandir la route et tous les rochers sont au milieu de la piste en train d'être déblayé. Pendant l'attente, un rocher tombe de la falaise où nous sommes tous arrêtés (la sécurité c'est pas tout à fait ça...) donc on décide de faire marche arrière de 200 mètres, là où il n'y a plus de falaise brute. Au bout de 30 minutes, ils ré-ouvrent la piste, les deux-roues s’engouffrent puis les voitures et nous arrivons sur les premières rizières en terrasse. 

La saison de la culture du riz s'est terminée en octobre, les couleurs ne sont pas aussi jolies que sur les cartes postales mais le paysage reste magnifique. 

 

Nous décidons de ne pas nous arrêter dans le village de Cat Cat (minorité Hmong) car beaucoup trop touristique et continuons notre chemin. Là les choses se compliquent, la piste est dégradée avec l'eau et on alterne gros cailloux et boue (et buffle). Aurélien pilote comme un chef, moi je suis plutôt paniquée dans les descentes ! D'ailleurs on verra un scooter se coucher dans un virage un peu trop serré (et beaucoup trop chargé le scooter quand même). 

Au deuxième village, nous nous arrêtons dans un petit restaurant, nous avions l'impression d'être seul au monde. Ça n'a pas duré, puisque des cars de touristes sont arrivés et on est vite reparti.